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Écoutez la reprise de Fight for This Love par les quatre New-Yorkais.
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Les New-Yorkais feront escale au Zénith de Paris le 17 novembre prochain, toujours dans le cadre de la tournée de leur deuxième album, "Contra".
Lire l'articleQui aurait cru un jour que quelqu’un bâtirait un pont musical entre Manhattan et Soweto ? C’est pourtant ce qu’a réussi à faire Vampire Weekend, un quatuor new-yorkais responsable d’une étonnante fusion entre la new-wave américaine estampillée « CBGB 1977 » et la musique traditionnelle d’Afrique. Et tout ça dans la bonne humeur !
Tirant son nom d’un film amateur réalisé par son leader dans sa jeunesse, Vampire Weekend se forme début 2006, lorsque Ezra Koenig (chant, guitare), Chris Baio (basse, chœurs), Rostam Batmanglij (claviers, guitare, chœurs) et Chris Tomson (batterie) terminent leurs études de musicologie à la Columbia University. Précédemment, Koenig et Tomson avaient déjà travaillé ensemble au sein du groupe de rap humoristique L’Homme Run, tandis que le chanteur-guitariste avait aussi joué du saxophone pour les concerts du combo de rock indé Dirty Projectors. Ces quatre jeunes gens lettrés et bien élevés, issus du quartier résidentiel de l’Upper West Side, ont alors la brillante idée de mélanger l’indie pop minimaliste typiquement américaine, le post-punk crispé de leur ville de résidence (tendance Talking Heads) et la musique populaire africaine la plus joyeuse - avec même un soupçon de musique classique occidentale !
Après avoir interprété leur musique étonnante sur les scènes des clubs littéraires ou des soirées de leur fac, les quatre garçons sortent un premier EP éponyme autoproduit, enregistré dans des endroits aussi divers qu’une chambre d’étudiant ou une grange familiale ! Ce CD, diffusé début 2007, permet de faire grossir la rumeur autour de Vampire Weekend. À l’été 2007, le quatuor se lance dans une grande tournée qui lui permet d’attirer l’attention du label indépendant XL Recordings. Celui-ci signe les New-yorkais à l’automne, et édite "The Mansard Roof EP" dans la foulée. Aussitôt, la presse musicale américaine s’enthousiasme pour le combo et sa fusion unique de world music chaloupée et de pop béate. Après une tournée en compagnie du groupe pop-rock The Shins, Vampire Weekend enregistre son premier album éponyme, qui sort le 28 janvier 2008. En devenant l’album indépendant le plus populaire de l’année un peu partout dans le monde, ce disque raffiné et métissé confirme les espoirs que les rock critiques avaient placé en Vampire Weekend – dont le nom apparaît alors dans les classements du style « Les Meilleurs Groupes de l’année », « Les Meilleures Chansons de 2008 », etc. Du coup, les New-Yorkais se retrouvent à tourner en Amérique et en Europe pendant plus d’un an, tandis que le clavier Rostam Batmanglij monte un projet parallèle électro nommé Discovery, en collaboration avec Wes Miles de Ra Ra Riot.
Malgré cette activité débordante et de multiples sollicitations, Vampire Weekend trouve quand même le temps d’enregistrer son deuxième album, qui sort le 12 janvier 2010. Titré "Contra", il est mis en écoute en intégralité sur la page Myspace officielle du groupe dix jours avant sa sortie physique. S’il ne révolutionne pas fondamentalement la formule musicale des vampires de la Grosse Pomme, ce second opus confirme en tous cas leur inventivité et leur charme. Pas de doute : on n’a pas fini d’être des mordus de Vampire Weekend !
(Source : Allomusic, Christophe Lorentz)
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