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Le duo Orbital sort le clip de New France, le premier single issu de "Wonky", nouvel album prévu pour le 2 avril.
Lire l'articleTout commence en 1976, au lycée Mount Temple School, lorsque le jeune Larry Mullen Jr. - qui possède une certaine expérience de batteur - accroche une petite annonce afin de monter un groupe de rock. Les candidats ne se pressent pas, mais Larry finit néanmoins par recruter le guitariste David Evans (qui prendra plus tard le pseudonyme de The Edge), le bassiste Adam Clayton et l’excentrique chanteur Paul Hewson – qui sera rebaptisé bientôt Bono Vox puis plus simplement Bono. Dick Evans, le frère de David « The Edge », fera un passage-éclair dans la formation avant d’aller rejoindre les décadents et gothiques Virgin Prunes, avec lesquels Bono avait précédemment (et brièvement) chanté. La réunion des quatre amis de Dublin se nomme d’abord Feedback, puis The Hype, avant de s’arrêter sur le patronyme de U2 (type de bombardier américain). À partir de là, le line-up ne changera pas d’un iota, tandis que la popularité du groupe ne cessera jamais de croître.
Né en pleine effervescence punk, le groupe en retire une énergie et une ferveur qu’il met au service de compositions empruntant plutôt au rock et à la pop. C’est ainsi que l’intensité de leurs prestations séduit le manager Paul McGuinness, qui scelle aussitôt avec U2 une union qui dure encore aujourd’hui. En 1980, la maison de disques Island repère le groupe et lui fait enregistrer un premier single au son encore très post-punk (11 O’Clock Tick Tock), puis un premier album au style plus personnel : "Boy". En pleine ère glaciaire new-wave, U2 tranche avec son rock enflammé qui privilégie la puissance émotionnelle. Ce sera encore plus évident sur les opus suivants, aussi lyriques que dynamiques : "October" (1981) et surtout "War" (1983), qui contient notamment les inusables Sunday Bloody Sunday et New Year’s Day, hymnes obligés de toutes les soirées de mariage ou Jour de l’An… Le mini-album live "Under a Blood Red Sky" (1983) sera le témoin de l’intensité dégagée par le groupe sur scène – un groupe qui ne cache plus, ni sa foi catholique, ni son engagement politique.
Désireux de se renouveler, le quatuor fait appel à l’imprévisible producteur Brian Eno pour l’enregistrement de son quatrième album : "The Unforgettable Fire". Sorti en 1984, il apporte un nouveau souffle au rock héroïque de U2 sans trahir ce qui fait son essence. Du coup, c’est à nouveau Eno que l’on retrouve aux manettes de "The Joshua Tree" (1987), album de la consécration, plus spirituel et épique que jamais. Avec ce disque, l’un des plus vendus au monde (plus de 28 millions de copies écoulées à ce jour) entre définitivement au panthéon des géants du rock ! Il sera suivi d’un film documentaire et d’un album semi-live titrés tous deux "Rattle and Hum" (1988), qui révèlent l’amour que porte le combo irlandais à la musique noire américaine. En même temps, Bono est devenu le porte-parole des droits de l’homme, profitant de la popularité massive de son groupe pour diffuser mondialement son message de paix (parfois jusqu’à l’overdose, il faut bien l’avouer).
Après avoir pris ses distances avec le monde de la musique pendant quelques temps, le quartet réapparaît, transfiguré, avec l’étonnant "Achtung Baby" (1991), enregistré à Berlin toujours avec Brian Eno. Riffs métalliques, voix distordue, rythmes robotiques et sonorités électro surprennent les fans de "Joshua Tree", mais s’accordent parfaitement aux gigantesques shows que le groupe va mettre en place tout au long des années 90, fustigeant au passage le bombardement médiatique que subit l’homme moderne. "Zooropa" (1993) et "Pop" (1997) seront dans la même veine électro-rock bigarrée, tandis que les musiciens épancheront en parallèle leur soif d’expérimentations à travers différents projets liés à la musique de film…
En 2000, U2 revient pourtant au rock pur et dur (enfin, plutôt mou pour le coup) avec "All That You Can't Leave Behind". Si le résultat est loin d’être aussi excitant qu’à l’époque de "War", la renommée du groupe n’en est pas le moins du monde entamée, et les tournées des stades continuent de s’accumuler. Toutefois, tout au long des années 2000, Bono sera plus présent aux côtés des VIP ou des hommes politiques que de ses amis musiciens. La créativité du groupe s’en ressent, et ce n’est pas le mitigé "How to Dismantle an Atomic Bomb" (2004) qui démontrera le contraire…
Et au final, peu importe si le cru 2009, "No Line On The Horizon", apporte un quelconque renouvellement musical chez U2 : ce qui compte désormais, c’est de savoir s’il reste des places pour leur prochaine prestation à grand spectacle ou si Bono va parvenir à faire annuler la dette des pays du Tiers-Monde. Hélas, il semblerait que la réponse à ces deux questions soit… non !
(Source : AlloMusic, Christophe Lorentz)
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