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Un grand concours a été organisé par les Who pour que le single de 1973 5:15 ait enfin une vidéo officielle. Le nom du gagnant vient d'être annoncé et le clip a été mis en ligne.
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Pour leur concert géant au festival Knebworth, les Red Hot Chili Peppers voudraient que le guitariste de Led Zeppelin les rejoigne sur scène. Si c’est le cas, nous, on y va !
Lire l'articleEnfant terrible, Pete Townshend a élaboré très tôt le concept
fondateur de son futur groupe. Lorsque, à l'âge de 12 ans, il reçoit sa
première guitare, le petit Pete se met aussitôt en tête de la démolir
consciencieusement contre son ampli. Pourquoi? Pour essayer d'obtenir
le «fuck** sound !» dit-il à sa grand-mère... C'est cet esprit
particulièrement créatif et innovant qui guidera les Who tout au long de leur carrière.
Les Who sont nés de l'amitié unissant Pete Townshend (guitare donc) et John Entwistle (basse). Les deux musiciens intègrent d'abord en 1962 le groupe The Detours,
dont Roger Daltrey est le guitariste. Après plusieurs remaniements,
Daltrey abandonne la guitare au profit du chant et Townshend se
retrouve guitariste soliste. C'est alors que le talentueux batteur
Keith Moon les rejoints en 1964. Pete Townshend se souvient de leur
rencontre: «Il est venu à un de nos concerts, et a dit: "Je peux jouer
mieux que votre batteur!" Il s'installa alors derrière la batterie et
la détruisit presque complètement. Nous nous sommes dit immédiatement:
"'C'est l'homme qu'il nous faut"».
Les «Qui» sont maintenant au complet et réussissent très vite à
s'imposer dans une Angleterre en pleine effervescence musicale, obsédée
par le clivage Rolling Stones vs Beatles qui monopolise
toute l'attention des médias. Leur style particulier, baptisé « Maximum
RnB », séduit le public par sa brutalité et son accroche mélodique hors
du commun.
Il suffira d'un passage, mouvementé, dans l'émission Ready Steady Go pour que le bulldozer Who
se mette en marche. Une fois lancée, la machine ne s'arrêtera plus. La
formation hérite alors du titre prestigieux de «groupe à single» et
enchaine les succès comme I Can't Explain, Anyway Anyhow Anywhere, ou le fédérateur My Generation avec la fameuse phrase «I Hope I die before I get old»
(j'espère mourir avant d'être vieux) que Roger Daltrey ose toujours
chanter à 65 ans (sans plus trop de risques, c'est vrai). L'hymne donne
donc son nom à leur premier album qui s'écoule à 300 000 copies. The Who
deviennent alors les représentants d'une génération, unie par sa
contestation du vieil establishment britannique..., 15 ans avant les Sex Pistols !
En tournée, le quatuor est maintenant considéré comme le pire
cauchemar des organisateurs et n'hésite pas à poser (et faire exploser)
des charges de dynamite sur scène pour marquer les esprits, comme en
1967 au Monterey International Pop Festival lorsqu'ils affrontent Jimi Hendrix au cours d'un duel de musique pyrotechnique.
Mais Townshend, après avoir révolutionné le jeu de scène, cherche à
conceptualiser la musique. Pour ce faire il compose en 1969 le premier
opéra-rock baptisé Tommy et remporte un franc succès grâce au titre Pinball Wizzard.
Le concept sera ensuite adapté au cinéma en 1975 et viendra lui aussi
fracasser le haut du box office. Les producteurs y voient une aubaine
et décident donc de réitérer l'expérience en 1978 avec la sortie du
film Quadrophenia, sorte de portrait d'une jeunesse «mod» en quête d'identité sociale.
Entre temps, Keith Moon (producteur exécutif du film) le plus «sex,
drugs and rock n'roll» des quatre disparaît, à l'âge de 32 ans, d'une
overdose peu avant la sortie de Quadrophenia. Mort avant la
vieillesse, il est finalement le seul a avoir tenu parole... La
formation ne s'en remettra jamais vraiment, comme si l'âme du groupe
était partie avec lui. Même si l'album suivant, "Face Dances", parviendra encore se classer à la seconde et à la quatrième place des charts Anglais et Américains.
Peu après, Pete Townshend sombre à son tour dans l'enfer de
l'alcool et se voit contraint d'abandonner la scène pour une durée
indéterminée. The Who feront tout de même deux autres tournées
à titre exceptionnel (ou alimentaire), comme celle de 2008 au cours de
laquelle Townshend se blesse en tentant d'accomplir, à 60 ans révolus,
un grand écart digne d'un gymnaste chinois pré-pubère...
Même si, finalement, les «kids» sont devenus vieux, ils font toujours de leur mieux.
(Source : AlloMusic, Massimo Gazzola)
Le JT du 10 avril 2012
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