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On la connaissait pour ses talents de chanteuse R’n’B et de danseuse à la souplesse incroyable, mais personne ne la pensait capable de chanter de l’opéra.
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Europe-Écologie et le Parti socialiste n'ont pas le monopole de la candidature à la candidature. Les girls band ont été les laboratoires de ce procédé "démocratique", en musique.
Lire l'articleLes Pussycat Dolls (PCD pour les connaisseurs) sont un peu la réponse (tardive) des Américains aux Spice Girls : des Spice Girls californiennes, c’est-à-dire moins rigolotes, plus explicites, plus R’n’B et plus siliconées. Que voulez-vous ma brave dame : il faut bien vivre avec son temps !
À l’origine, The Pussycat Dolls étaient en fait une troupe de revue burlesque moderne (danse et strip-tease), créée en 1995 à Los Angeles par la chorégraphe Robin Antin (qui avait travaillé pour Anastacia, No Doubt ou Pink). Menée un temps par la pulpeuse Carmen Electra, la troupe se fait peu à peu connaître au niveau international par ses prestations hot et glamour, ainsi que par ses séances photos dans des magazines de culture générale comme Playboy ou Maxim. Devant la popularité grandissante de son concept, Robin Antin décide de transformer The Pussycat Dolls en groupe pop, et signe alors un contrat avec le label Interscope/Universal.
Le groupe est donc entièrement remanié entre 2001 et 2003, et au terme de nombreux castings, se retrouve finalement composé de Nicole Scherzinger (chanteuse principale), Melody Thornton (choriste soprano), Carmit Bachar, Kimberly Wyatt, Ashley Roberts, Jessica Sutta et Kaya Jones. De prestigieux producteurs pop et R’n’B, des compositeurs habiles (dont la future Lady Gaga) et moult rappeurs invités se penchent alors sur le berceau du septet, afin d’en faire la nouvelle machine à tubes planétaires. Parallèlement, les Dolls apparaissent dans plusieurs films hollywoodiens, multiplient les shows musicaux et lancent leur propre marque de vêtements. Cela n’empêchera pas Kaya Jones de quitter la formation juste après son premier single : « Sway ».
C’est donc à six que les Pussycat Dolls s’affichent sur la pochette de leur premier album, "PCD", qui sort en septembre 2005. Bénéficiant du savoir-faire de Timbaland, Cee-Lo Green, Will.I.Am ou Rich Harrison (entre autres), ce premier opus propose un mélange de pop, de dance et de R’n’B, agrémenté d’influences jazz ou latino, et truffé de reprises forcément imparables. Le disque atteint son objectif, en s’écoulant à plus de sept millions d’exemplaires dans le monde et en plaçant sept singles dans les charts. Sans vouloir faire de la numérologie, il semblerait donc que le très biblique chiffre sept soit souvent associé à la carrière des Pussycat Dolls…
Après une tournée en première partie de Gwen Stefani et diverses apparitions dans des publicités ou des évènements médiatiques, le groupe perd Carmit Bachar, qui s’en va officiellement en mars 2008. C’est donc sous forme de quintet que les Pussycat Dolls sortent "Doll Domination" quelques mois plus tard. Comme son titre l’exige, ce deuxième album étend la domination des Poupées sur le monde de la pop et du groove, avec une nouvelle série de singles à succès et les participations de Snoop Dogg, Missy Elliott ou R. Kelly. Les Pussycat Dolls caracolent désormais dans le peloton de tête des gros vendeurs du moment mais, au rythme où vont les choses, peut-être que le prochain opus se fera sous la formule d’un quatuor. Et que, dans quelques années, Nicole Scherzinger se produira uniquement en solo… On parie ?
(Source : AlloMusic, Christophe Lorentz)
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