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Sting est un chanteur-gourou qui compte parmi ses fidèles les plus importantes popstars actuelles. Focus sur l'influence qu'il a laissé sur le monde de la musique à l'occasion de la sortie de son best of.
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Juré de l'émission X-Factor et figure sympathique, Henry Padovani est un musicien français qui vécut de l'intérieur l'une des grandes périodes de l'histoire du rock : celle du punk.
Lire l'article« ROOOOO – xanne ! » C’est par ce vagissement d’ornithorynque en rut que The Police s’est fait connaître en 1978, et c’est ce même cri d’amour vache que le groupe poussera trente ans plus tard pour célébrer le trentième anniversaire du tube qui a lancé sa carrière. Entretemps, The Police aura vendu plus de 50 millions d’albums dans le monde et permis à son leader Sting de devenir l’une des plus grosses pop-stars mondiales (en termes de popularité, bien sûr). Pas mal pour un trio qui avait démarré dans la chaotique scène punk anglaise de 1977…
Car paradoxalement, c’est après avoir quitté son groupe de rock progressif Curved Air, que le batteur Stewart Copeland décide de se tourner vers le punk-rock, qui bourgeonne alors à Londres en ce début 1977. Prenant le schéma inverse des Sex Pistols (qui eux détestaient le rock progressif), il recrute deux autres musiciens loin d’être manchots : le bassiste-chanteur Gordon Sumner (surnommé Sting à cause de ses vêtements rayés qui le font ressembler à une guêpe) et le guitariste Henry Padovani. Ce dernier ne fera d’ailleurs pas long feu, puisque sa technique limitée lui vaut de se faire évincer, après une session d’enregistrement avortée, au profit d’Andy Summers – ex-guitariste d’Eric Burdon and the Animals.
Grâce à l’aide du frère de Stewart, Miles Copeland, The Police sort un premier single Fall Out dans l’indifférence générale, mais réussit néanmoins à se faire signer sur la major company A&M pour son premier album : "Outlandos d’Amour" (1978). Rapidement, The Police marque les esprits avec le premier single tiré de cet album, le fameux (la fameuse) Roxanne, chanson dédiée à une prostituée parisienne. Ce sera la rampe de lancement de la carrière du trio, dont le succès rend d’un seul coup acceptable par le grand public le mélange des rythmes syncopés de la musique jamaïcaine et de l’urgence rêche du punk-rock. Cette association entre rock tendu et reggae blême sera encore plus réussie sur "Reggatta De Blanc" (1979), qui apporte au groupe anglais une reconnaissance mondiale grâce aux tubes Message in a Bottle ou Walking on the Moon. Il sera suivi par le moins fédérateur "Zenyatta Mondatta" (1980), disque de transition plus pop et atmosphérique.
Mais les relations entre Sting et Stewart Copeland commencent à se détériorer, le premier étant occupé par sa carrière d’acteur balbutiante, le second étant frustré de ne pouvoir s’épanouir en tant que compositeur dans un groupe dominé par le (trop) charismatique chanteur. En 1981, "Ghost in the Machine" révèle un groupe en quête d’expérimentation, beaucoup plus axé sur la technologie (les synthés prédominent) tout en intégrant des sonorités ethniques. Après une année sabbatique en 1982, The Police réapparaît en grande forme avec "Synchronicity" (1983), album magistral porté par la ballade empoisonnée Every Breath You Take, et qui connaîtra un succès colossal à l’échelon mondial. Ce sera également le chant du cygne du trio : bien qu’aucune séparation ne soit officiellement annoncée, chacun s’en ira s’occuper de ses petites affaires à partir de 1984. Sting poursuivra une carrière solo couronnée de succès, à défaut d’être excitante musicalement parlant (à l’exception de ses deux premiers albums : "The Dream of the Blue Turtles" en 1985 et "...Nothing Like the Sun" en 1987), et s’engagera dans de nombreuses causes humanitaires. Stewart Copeland et Andy Summers seront eux beaucoup plus discrets mais pas moins créatifs, en collaborant chacun avec de nombreux artistes de jazz ou en s’investissant dans la musique de films…
En janvier 2007, la nouvelle tombe : The Police se reforme, à l’occasion du trentième anniversaire de sa création. Cette résurrection ne durera que le temps d’une tournée mondiale des stades, qui s’est achevée le 7 août 2008. Depuis, ses fans n’ont plus qu’à brâmer « ROOOOO – xanne » en playback sur le double CD/DVD live "Certifiable : Live in Buenos Aires" (2008), qui immortalise l’un des concerts de cette tournée exceptionnelle.
(Source : AlloMusic, Christophe Lorentz)
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