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On aurait pu vous parler du come back de The Darkness, des premiers échos d’Adam et Eve ou encore de l’Olympia de Christophe Willem. Mais aujourd’hui, on est rétro, on est Sting.
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Pour l’album "Chimes of Freedom", en hommage à Bob Dylan, Miley Cyrus reprend une chanson de l’artiste, accompagnée de Johnzo West et quelques musiciens.
Lire l'articleSting… ou l'histoire d'un homme à qui un choix vestimentaire a donné un surnom emblématique. Sting - "dard" en VF - lui a été attribué par un jazzman avec qui il jouait dans sa jeunesse, alors qu’il portait un pull à rayures qui lui donnait des allures de guêpe. Depuis, il s’est débarrassé du pull et des rayures. Pas du surnom...
Aux temps anciens où il s’appelait encore Gordon Sumner, le petit Sting habitait le nord de l’Angleterre. Il y reçoit une éducation musicale éclectique qui lui permet de d’essayer à de multiples instruments, à cordes ou à vent, avant d’opter pour la guitare basse et le chant. Après une première expérience au sein d’une formation jazz, Sting fonde, avec Andy Summers à la guitare et Stewart Copeland à la batterie le groupe new wave, The Police en 1977.
Tout de suite sa voix haut perchée sur des mélodies pop, teintées de punk et de reggae, plaît. Sa belle gueule aussi sans doute. Pour Police, le coup d’essai sera un coup de maître : l'album "Outlandos d’amour" est un succès, propulsé au sommet des charts par les singles Roxanne - pas évident pourtant de faire danser les foules en relatant l’histoire d’une prostituée( !) - et So lonely.
Les titres d’albums improbables semblent plaire au groupe puisqu’il enchaîne l’année suivante avec "Regatta de Blanc" qui contient les classiques Message in a bottle et Walking on the moon. Ce nouveau carton leur permet d’enchaîner avec une tournée mondiale.
Rien n’arrête plus Sting dont l’ego sur-dimensionné est désormais à l’étroit dans l’univers du disque. Il se lance donc tout naturellement dans le cinéma, incarnant rien moins que roi des Mods dans l’adaptation cinématographique de "Quadrophenia" des Who. L’exercice le séduit tant qu’il reviendra régulièrement sur les plateaux, sa prestation la plus connue étant celle déjantée dans le célèbre "Dune" de David Lynch.
ll ne délaisse pas pour autant la musique. En 1980 paraît le troisième album du groupe, "Zenyatta Mondatta", récompensé par un Grammy Award. C’est le début d’une prise de conscience de celui qui se veut désormais porte-parole des grandes causes de l’humanité, troubadour empathique (et milliardaire) du show business.
En 1983, alors que le groupe est à son apogée, sort l’album testament. "Synchronicity" comprend deux de leurs plus gros tubes, Every breathe you take et Wrapped around your finger. Même si l’on y reconnaît le son si particulier de Police, le groupe décide d’y apporter une touche synthétique, en phase avec l’époque. Le succès est tel que l’album parvient à ravir la première place des charts Américains à l'indéboulonnable "Thriller" de Michael Jackson !
Entre temps une autre âme charitable, et de plus en plus populaire, a fait son apparition sur le marché : Bono ! Les deux compères se livrent alors une guerre frontale dans la course au rocker philanthrope le plus insupportable. D’Amnesty International à Band Aid en passant par la déforestation en Amazonie et la consommation régulière du boulghour bio, Sting est de tous les combats et répètera plus souvent qu'à son tour : "La guerre, c’est mal".
Il se lance par la suite en solo, et au vu du titre de son premier projet, on le soupçonne d’être celui qui choisissait les titres abscons des albums de Police… "The dream of the blue turtles" - 1985 - a la particularité d’inclure un sommet de démagogie dans l’histoire de la pop music, le célèbre Russians où nous apprenons que les Russes, bien que vilains communistes, aiment eux aussi leurs enfants.
Côté privé, Sting passe finalement la bague au doigt en 1992 à sa compagne depuis dix ans, l’actrice Trudie Styler qui lui donnera quatre enfants.
Sa carrière solo sera tout aussi prolifique que celle qu’il connut avec Police. En deux décennies, il enregistre une dizaine d’albums et de singles à succès, dont Englishman in New York, expérimentant plusieurs styles, notamment la world lors de son duo avec Cheb Mami, Desert Rose.
Longtemps omniprésent sur la scène médiatique, Sting a presque su se faire plus discret. Pour ne réapparaître qu’à très bon escient, comme ces dernières années, avec de beaux albums signés sous le prestigieux label Deutsche Grammophon, portés par des concepts : "Symphonicities" sorti en 2010 et sur lequel le chanteur reprend ses plus grands tubes pop accompagné par un orchestre symphonique, illustre parfaitement cette volonté de ne plus travailler que pour inventer. Voir pour se ré-inventer. Un luxe.
De son vivant, l'héritage se Sting est convoité tant par Chris Martin, qui a repris quelques un de ses combats et en qui certains voient un fils spirituel, que par sa véritable fille, Coco Sumner, qui allie parfaitement pop et électro au sein de son combo I Blame Coco. Pas sûr pourtant que le roi des Mods ait abdiqué...
Sarah Dahan pour Allomusic
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