Artiste : faites-vous connaître, diffusez vos propres morceaux, mélangez-les à vos titres préférés dans vos playlists
S'inscrire pour créer sa fiche artiste
Peter Doherty et Paul McCartney ont décidé d'arrêter la drogue pour leurs enfants.
Lire l'article
À l'occasion du Black History Month, plusieurs artistes se produiront devant Barack Obama. Parmi eux, Mick Jagger, Jeff Beck et B.B King.
Lire l'articleStevie « Merveille » porte bien son nom, vu sa contribution exceptionnelle à la musique du 20ème siècle en général, et à la Soul en particulier. Bon, quand je dis « son nom », le terme est impropre, Wonder étant un pseudonyme – il est en effet né Steveland Hardaway Judkins. Pseudo qui aurait pu être casse-gueule si son talent avait été moindre. D'un autre côté, c'est quand même moins risqué que Tocard, dont le taux de réussite doit avoisiner le zéro.
Aveugle de naissance, le parcours de Stevie Wonder (13 mai 1950 à Saginaw, Michigan) est pourtant celui d'un enfant prodige. Il se met à la musique à 7 ans. A 9 ans il maîtrise le piano, la batterie, la basse et l'harmonica. Muré dans sa cécité, il n'est plus seul, il est multiple, il est plusieurs. Sa carrière chez Motown commence à l'âge de 11 ans, sous le nom de Little Stevie Wonder. A 13, il obtient son 1er hit (Fingertips pt2). Les années 1960 le verront se former sur le tas. L'adolescent s'affirme – il laisse tomber le « Little » en grandissant - et ponctue son parcours de tubes (Uptight 1965, I Was Made To Love Her 1967, repris entre autres par Jimi Hendrix, avec Stevie Wonder lui-même à la batterie pour l'occasion). Dès le début des années 1970, il renégocie son contrat avec Motown, et obtient le contrôle artistique sur ses productions, les droits de ses chansons plus une augmentation de ses royalties. Ce qui dénote un caractère trempé dans l'acier, vu la réputation féroce de son interlocuteur, Berry Gordy. Et une position d'artiste majeur qui peut se permettre d'imposer ses désidératas.
De fait, les seventies seront d'or. Non qu'il n'ait plus rien fait après, mais c'est là qu'il s'impose définitivement, qu'il imprime sa marque sur la musique avec des albums devenus quasi immédiatement des classiques ("Music Of My Mind" 1972, "Talking Book" 1972, "Innervisions 1973, "Fulfillingness' First Finale" 1974, "Songs In The Key Of Life" 1976). Rien à jeter (sauf le papier cellophane autour du CD évidemment). Après avoir établi sa crédibilité musicale, Stevie Wonder atteint le grand public. C'est l'heure des tubes planétaires (Happy Birthday en hommage à Martin Luther King, Master Blaster 1980, Ebony And Ivory avec Paul McCartney 1982, I Just Called To Say I Love You 1984, Part Time Lover 1985). De belles réalisations, même si parfois trop sucrées. Aujourd'hui, s'il continue d'enregistrer des albums (moins cruciaux), il accumule les duos (Kiss, Sting, Babyface, Aretha Franklin, Michael Jackson). Démontrant parfois son intérêt pour les musiques actuelles, comme lorsqu'il collabore avec le rappeur Busta Rhymes (The Big Bang, 2006).
Dire qu'il a influencé d'autres artistes est une tarte à la crème. Les rappeurs se sont rués sur lui en le samplant (50 Cent, Warren G, Coolio, Tupac Shakur). Toutes les générations de rockers l'ont joué et tout indique que ce n'est pas près de s'arrêter (Jeff Beck, The Beach Boys, Stevie Ray Vaughan, Red Hot Chili Peppers). En ce qui concerne la Soul, on peut, sans prendre trop de risques, le situer dans les cinq plus grands artistes du genre.
(Source : Allomusic, Eric Tessier)
03/03/2011
30/04/2010
30/04/2010
30/04/2010