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Snoop Dogg présente son nouveau clip : une ode au cannabis !
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La chanteuse n'arrête pas de publier des photos qui font scandale. Serait-elle droguée ?
Lire l'articleIl paraît que Snoop Dogg a choisi son nom de scène à cause de... Snoopy. Oui, Snoopy, le petit chien au museau blanc et aux oreilles noires, qui sieste sur le toit de sa niche. Oui, Snoop Dogg, le rappeur flegmatique qui produit des films pornos. C'est sa mère qui, la première, aurait affublé le petit Calvin Broadus Jr. du nom du petit chien de Charles Monroe Schultz. On n'ose pas le dire trop fort, mais c'est vrai que les deux ont un air de famille ; même s'il ne faut pas pousser trop loin la comparaison.
Car, Snoop ne s'est pas
éternisé dans l'enfance. Très vite, il est passé à l'adolescence, dans
sa version crise aggravée. Il faut dire que North Long Beach, le
quartier de Los Angeles où il a grandi avec ses deux frères, est un
terrain propice à la pousse des mauvaises herbes. À quinze ans, alors
qu'il a déjà commencé le rap dans son collège, le jeune homme est arrêté
pour possession et revente de cocaïne. Sympa. Un séjour d'un an en
prison se charge d'achever sa formation de délinquant ; en sortant, il
intègre directement le gang des Crips (l'un des plus violents des
États-Unis).
Quand il ne se fait pas tatouer ou qu'il n'affronte pas des bandes rivales (parfois au sein même des Crips. On a dit qu'ils étaient violents, on a oublié de préciser qu'ils n'étaient pas vraiment des lumières), Snoop Doggy Dogg rappe. Avec deux complices (Warren G et Nate Dogg) il monte Three the Hard Way, qui se fera connaître plus tard (par les spécialistes essentiellement) sous le nom de 213. Leur studio ? L'arrière-salle d'un disquaire. En 1991, Warren fait passer une démo à son demi-frère. Cela se révèle assez pertinent puisqu'il s'agit de Dr Dre, un des plus grands rappeurs/producteurs de tous les temps. Séduit par le flow paresseux et langoureux de Snoop, le doc' lui offre un contrat sur son mythique label Death Row Records. Le succès peut commencer.
Après quelques apparitions sur des albums devenus cultes (la B.O.F. de Deep Cover signée Dre ou The Chronic de... Dr Dre), Snoop Doggy Dogg propose "Doggy Style", son premier album solo, en novembre 1993. Malgré un enregistrement perturbé par des ennuis avec la justice (il est accusé de meurtre, puis relaxé pour cause de légitime défense. Rien de grave), le disque est un énorme succès. Mieux, il est historique. C'est le premier album à atteindre directement la première place des charts. Il faut dire qu'il impose tout simplement le rap West Coast et le G-funk au monde. C'est imparable. Les basses sont lourdes, les suspensions des voitures mises à l'épreuve et les filles très peu vêtues, le tout sous le soleil et l'alcool. Le gangsta rap version L.A. explose et, près de vingt ans plus tard, le "Snoooop Dooooggy DOOOOOOGG" qui sert de refrain au cultissime Who Am I (What's My Name) ? enflamme toujours les soirées. La première année, il en vend quatre millions. Merci Docteur.
La suite ? Elle ne sera jamais vraiment au niveau de ce succès, et pourtant, celui qui a désormais coupé son nom (mais pas ses mythiques nattes), et se contente de se faire appeler Snoop Dogg ou tout simplement Snoop, fait toujours partie des stars du rap. Son deuxième album, "Tha Doggfather", est un bide relatif (il n'en vend "que" deux millions). Trop anglé gangsta rap, il souffre de la disparition récente de 2pac. Le folklore de la guerre des gangs n'amuse plus personne. En plus, Dre, qui a quitté le label Death Row, n'est plus à la production. Il y a des mentors dont il ne faut pas s'émanciper.
Depuis ce semi-échec (qui veut d'un échec comme ça ?), Snoop trace sa route. Avec son style inimitable, il persiste à mettre beaucoup de jeunes MC à l'amende. Il entretient sa légende, entre gangsta (il a, entre autre, été interpellé pour viol, mais a porté plainte contre la victime sous prétexte... qu'il avait acheté son silence !), bling-bling (il a réalisé quelques films pornos, remporté un oscar spécialisé et monté, pardon pour l'expression, une boîte de prod' pour ce genre de cinéma), second degré (il a joué Huggy les bons tuyaux dans la version ciné de Starsky et Hutch), potins (il se serait disputé avec Dre), tournées gigantesques (avec Dre, toujours, Eminem et Ice Cube. C'est autre chose que la tournée Âge tendre et tête de bois) et quelques couplets d'anthologie (en fait, dès qu'il pose sa voix quelque part, son flow est culte. Il se suffit à lui-même).
Conscient d'être un mythe, il promettait fin 2010 être en pleine préparation de son onzième album solo. "Doggystyle 2 : the Doggumentary" (Laurent Ruquier sort de ce corps). Il sort le 15 avril 2011 : Snoop Dogg est toujours d'attaque !
(Allomusic, par Nicolas Roux)
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