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Un titre de "Nothing but the Beat" a fui sur le Net. Pour l'instant, rien de bizarre. Mais il s'agit du titre Titanium, en featuring avec Mary J. Blige, alors que la tracklist officielle annonce la participation de Sia.
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Difficile de s'approprier les titres d'une égérie pop. Et pourtant, certains l'ont fait avec brio !
Lire l'articleL’Australie est un pays capable de créer aussi bien des rockers rustres à la AC/DC ou Airbourne, que des chanteuses délicates telles que Micky Green ou Sia. Mais comme ces demoiselles ne doivent pas supporter la proximité des néanderthaliens imbibés de bière susnommés, elles s’envolent rapidement pour l’Europe afin d’y distiller leurs mélodies subtiles !
Ainsi, Sia Kate Isobelle
Furler est née le 18 décembre 1975 à Adélaïde, en Australie, de
parents musiciens. Un peu à l’instar de son compatriote Nick Cave deux
décennies avant elle, elle commencera par œuvrer dans la scène musicale
de son pays, en faisant partie du groupe d’acid-jazz Crisp (auteur de
deux albums : "Word and the Deal" et "Delirium") puis en
sortant un album solo en totale indépendance ("Only See" en 1997),
avant de s’expatrier finalement à Londres à la fin des années 90. C’est
bien entendu à ce moment-là que sa carrière va réellement décoller,
puisqu’après lui avoir valu d’être choriste pour Jamiroquai, sa voix d’or
nourrie au jazz est repérée par le duo trip-hop Zero 7, qui fait de Sia Furler une de ses
vocalistes régulières. Comme les activistes de la scène électro anglaise
ont pour habitude de se refiler les bons plans, Sia ira également
faire profiter de ses talents des artistes comme Massive
Attack ou William
Orbit…
Parallèlement, Sia signe un
contrat avec Dance Pool, sous-label de Sony Music, et sort un nouvel
opus solo en 2001 : "Healing Is Difficult". Ce disque
aux paroles graves (la chanteuse a perdu un être aimé quelques mois plus
tôt), emprunt d’électro-pop, d’acid-jazz et de R’n’B classieux,
générera au moins deux singles remarqués : Taken for
Granted et Drink to Get Drunk. Le chant
tantôt cristallin tantôt rugueux de la jeune femme est de plus en plus
apprécié, et tout en continuant sa collaboration avec Zero 7 (elle
apparaît sur leurs albums « Simple Things » en 2001, « When It Falls » en 2004 et
« The
Garden » en 2006), Sia enregistre le EP « Don’t Bring Me
Down »
(2003), dont la chanson-titre sera utilisée pour le générique de fin du
film « 36, Quai des Orfèvres » (2004). Puis, en février 2004,
paraît le deuxième véritable album solo de Sia (si l’on
excepte son premier effort australien) : « Colour the
Small One » (sur Go Beat!, sous-division d’Universal). Mêlant avec
finesse une instrumentation acoustique et des sonorités électroniques,
le disque comprend notamment un titre écrit par Beck (The Bully) et deux
tubes en puissance : Where I Belong et Breathe Me. Ce dernier
sera tout particulièrement remarqué de par son utilisation bienvenue
lors de la scène finale de l’ultime épisode de la fameuse série « Six Feet Under ». Désormais,
Sia est la
nouvelle égérie de la musique downtempo à l’échelon mondial, et
consolide cette position avec l’album live « Lady Croissant » et le EP « Day Too Soon », qui
sortent tous deux en 2007. Dans la foulée, elle fait son coming-out en
affirmant son homosexualité, tout en militant pour les droits des
animaux en tant que végétarienne convaincue.
Les fans
craignent le faux pas, la faute de goût artistique qui déclasserait
cette artiste considérée comme l’une des plus intéressantes des années
2000. Mais cela ne se produira pas ! Car en 2008, l’album Some People
Have Real Problems, plus produit mais toujours aussi touchant,
est un beau succès des deux côtés de l’Atlantique, et les chansons de Sia continuent
d’illustrer films, séries télévisées, jeux vidéo et spots publicitaires.
Preuve que l’Australienne est devenue une figure majeure de la nouvelle
scène pop, elle est même sollicitée par Christina
Aguilera pour écrire plusieurs chansons qui figureront sur son album
« Bionic » (2010) ! La
même année, Sia sort d’ailleurs elle aussi un nouvel album,
« We
Are Born », plus dynamique et pop que ses prédécesseurs mais toujours
aussi inspiré et sincère. Souhaitons donc que, le succès aidant, Sia ne perde ni
son originalité ni sa créativité, et que même si elle a quitté son
Australie natale depuis belle lurette, elle reste toujours aux
antipodes… de la pop commerciale racoleuse !
04/06/2010
07/05/2010
01/04/2010
01/04/2010