Artiste : faites-vous connaître, diffusez vos propres morceaux, mélangez-les à vos titres préférés dans vos playlists
S'inscrire pour créer sa fiche artiste
En attendant son passage en France en juillet prochain, The Boss sort un nouvel abum, deux ans après "The Promise".
Lire l'article
En 1991, quelques chanceux assistaient au premier live de Rage Against the Machine. Une première que nous pouvons maintenant vivre, grâce à un internaute qui a mis en ligne l'intégralité de ce show.
Lire l'articleLE groupe contestataire par excellence. De 1992 à 2000, la bande à Zack de la Rocha était sur tous les fronts (populaires), intervenant la guitare en bandoulière et le micro entre les dents partout où la canaille impérialo-capitaliste opprime impunément du « working class hero ». Mais les Californiens sont également les dépositaires d’un son unique, entre rap, métal et funk, dominé par les riffs paraboliques du guitariste Tom Morello et les diatribes enragées de Zack de la Rocha (sans oublier le bassiste Tim Commerford et le batteur Brad Wilk, qui assurent en arrière-plan une rythmique solide). Une mixture sonique ultra efficace qui n’a toujours pas trouvé d’équivalent et sera pendant près d’une décennie l’exutoire privilégié des ados middle class en mal de rébellion politique à fort volume (heureusement pour eux, le flambeau sera repris dès 1998 par System of a Down).
Aussi frontales que leur nom de scène (Rage Contre la Machine – difficile de faire moins équivoque…), les chansons du combo sont autant de boulets chauffés à blanc, lancés à pleine vitesse sur tout ce qui ressemble à une injustice sociale. En outre, la conscience politique de Rage – fortement ancrée à la gauche de la gauche – s’accompagnera toujours d’actions fortes, alors même que les ventes ahurissantes d’albums habillent progressivement leurs murs d’or et de platine. Il ne sera pas rare de voir le groupe s’impliquer dans tout ce que l’Amérique (et le monde) compte de manifestations militantes, que ce soit pour le Tibet libre, les femmes battues, les fermiers américains, le front de libération Zapatiste, etc. Quant aux clips, ils sont le vecteur privilégié de la propagande virulente du groupe (c’est d’autant plus savoureux qu’ils tourneront en boucle sur MTV), deux d’entre eux étant même réalisés par le non moins virulent Michael Moore : Testify et Sleep Now in the Fire, (dont le tournage en plein Wall Street exigera une fermeture exceptionnelle de la place boursière new-yorkaise).
Le style musical, quant à lui, ne bougera pas d’un iota : quatre albums, quatre marteaux-pilons sonores qui assènent consciencieusement du message révolutionnaire, des tonitruants débuts de Killing in the Name, Bombtrack, ou l’épique Freedom jusqu’aux reprises de l’album "Renegades" où des chansons de Cypress Hill, Bruce Springsteen, MC5 ou Afrika Bambaataa subiront indifféremment le même traitement implacable. Malgré le succès planétaire jamais démenti, le groupe se séparera à l’orée du nouveau millénaire, au seuil des années Bush Jr, sous l’impulsion du chanteur qui invoque les traditionnelles divergences artistiques. Désormais en solo, De la Rocha entreprend l’enregistrement d’un album qui ne verra jamais le jour, malgré des contributions de Trent Reznor (Nine Inch Nails), ?uestlove (The Roots) ou DJ Shadow. De leur côté, les membres restant vont former le temps de trois albums Audioslave avec l’ex-chanteur de Soundgarden, Chris Cornell.
En 2007, le festival Coachella, spécialiste du
gros chèque à reformation médiatique (on leur doit aussi le retour des
Pixies en 2004), annonce Rage Against The Machine pour sa nouvelle
édition. Ce qui ne devait être qu’un one shot se transformera rapidement en
tournée mondiale jalonnée de concerts "jackpot" (on vient, on joue 1h30, on
encaisse, pas bonjour, pas merci). D’autant qu’ils pousseront le cynisme jusqu’à
commencer leurs concerts sur L’Internationale. Par contre, il n’est
toujours pas question d’un nouvel album en 2009, le guitariste Tom Morello
estimant que leurs chansons sont toujours d’actualité (ce qui, malheureusement,
n’est pas tout à fait faux...). Pour entendre du nouveau son des membres de
Rage, il faudra se rabattre sur le projet protest-folk de Morello en solo,
The Nightwatchman (déjà deux albums) et sur One Day As A Lion,
binôme bruitiste constitué de Zack de la Rocha et Jon Theodore, ex-batteur de
Mars Volta.
(Source : AlloMusic, Michael Rochette)
04/03/2011
06/11/2009
18/05/2009
14/12/2008