On
n'imagine pas le pouvoir des peluches musicales. Du bout de la
cordelette, les petites berceuses délivrent leur univers électrique.
C'est la musique des marchands de rêves. Et Quentin Mosimann l'a bien
compris. Très tôt, la musique lui est une seconde nature. A quatre ans,
l'enfant réclame une batterie. A sept, ses parents lui offre un synthé.
Alors évidemment, lorsque, à l’adolescence,
il reçoit une magnifique sono flambant neuve, c’est tout un monde qui
s’ouvre à lui. Dès le collège, il s’amuse à animer les soirées de
Bogève, son village de Haute-Savoie... Avant de passer aux choses
sérieuses.
Tout
commence avec le Concours européen de la chanson française, à La
Léchère en Savoie. Une première victoire l’incite à poursuivre
l’aventure dans la ville de Valmorel, avec un jury professionnel cette
fois. Et c’est un double succès, offrant l’occasion à Quentin
d’enregistrer sa première maquette. Aussitôt, François Benheim,
auteur-compositeur, est conquis par le talent du jeune novice. Il le
prend sous son aile dans un seul but : l’aider à trouver le style
musical qui lui convient vraiment.
Le
jour, Quentin travaille sa technique. La nuit, il construit sa petite
réputation de DJ – sous le nom de John Louly – dans une discothèque de
Hyère (Savoie toujours). Jusqu'à ce que la Star Academy vienne lui
changer la vie…
Souvenez-vous de cette trépidante finale 2008 opposant Mathieu, archi repéché par ses camarades, à Quentin,
l'académicien original. Porté par son univers jazzy et électro, ce
dernier est désigné vainqueur. Entre gloire et fortune, le jeune homme
peut désormais sortir son premier single, une reprise du tube Cherchez le garçon de Taxi Girl en version swing et électro. L'artiste est une révélation pour les adeptes du dance floor qui se jettent sur son album "Duel" (2008), également composé de reprises des grands titres des années 80.
Copieur oui, imposteur certainement pas ! Quentin reçoit ainsi les honneurs des plus grands. Il chante en duo avec Peter Cincotti à l’Olympia, puis avec Paul Anka
au Palais des Congrès de Paris. Surtout, c’est sur le plateau de la
Star Ac’, son ancienne école, qu’il reçoit son premier disque d’or.
Avec une musique qui repose sur des techniques de studio et des
arrangements sophistiqués, ce nouveau geek se pose dans la droite ligne
d’un David Guetta ou un Tocadisco. Alors, pour entrer dans la cour des grands, Quentin se lance enfin dans la composition de son premier album perso, "Exhibition"
(2010). L’opus, victime du syndrome générationnel des amours sans
lendemain, de la quête du prince charmant ou du besoin d’indépendance,
trouve son public. Et dans le rôle du marchand de rêves, Quentin entend
bien faire carrière!