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Aujourd'hui, on aurait pu vous parler du nouveau single de Demi Lovato, du dernier clip de Tyga, voire même du clash de Myriam Abel. Mais aujourd'hui, on est Canadien, on est Justin Bieber.
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Pour leur concert géant au festival Knebworth, les Red Hot Chili Peppers voudraient que le guitariste de Led Zeppelin les rejoigne sur scène. Si c’est le cas, nous, on y va !
Lire l'articleFlamboyant, épique, néo-classique, Queen restera le groupe qui a changé, à jamais, la face du hard-rock permanenté qui sévissait au début des années 70. Son mélange unique de progressive hard-rock et d’éléments baroques, façonné par l’exubérant Freddie Mercury et le guitariste virtuose Brian May, fera du groupe britannique l’un des champions toutes catégories des ventes mondiales. Un règne qui se prolongera pendant presque quatre décennies et une quinzaine d’albums. D’abord timides, les débuts de Queen se font en 1973 et 1974 par l’entremise d’un dyptique, sobrement intitulé "Queen" et "Queen II". Malgré une sophistication qui peine à convaincre le grand public, le single Seven Seas of Rhye parvient à s’arrimer à la dixième place des charts britanniques, sans reproduire toutefois ce score hors des frontières. Ce sera l’album "Sheer Heart Attack", toujours en 1974, qui mettra définitivement le feu aux poudres et installera Queen sur une orbite dont il ne descendra plus.
Particulièrement propices aux fantaisies musicales les plus excentriques, les années 70 embrasseront littéralement Queen et seront le cadre de leurs plus beaux coups d’éclats. À commencer par le mythique "A Night at the Opera" en 1975, dont la pièce centrale n’est autre que l’immortel Bohemian Rhapsody. Le clip qui accompagne cet opéra de poche en trois mouvements (ballade/classique/rock) est considéré comme un précurseur de la vidéo musicale moderne : sans Queen, pas de MTV. De 1976 au tout début 80, Queen connaîtra une période de faste continue. Les albums "A Day at the Races" (toujours tiré d’un titre de film des Marx Brothers), "News of the World" (dont furent extraits deux classiques de stades : We Will Rock You et We Are the Champions) ou Jazz (à la fois pop et truculent) asseyent la suprématie des Anglais sur les hit- parades du monde entier.
Sortie au second semestre 1980, la B.O. du film Flash Gordon marque le début d’une période sombre pour Queen, qui plonge tête la première dans la préhistoire de l’ère synthétique. De 1980 à 1986, Freddie Mercury et les siens enchaînent une série d’albums sur-(et mal)-produits plus que dispensables (qui culmine en 1982 avec le calamiteux "Hot Space"). Ce qui n’empêche pas le groupe de continuer d’aligner les tubes : Under Pressure en duo avec David Bowie (sur le même "Hot Space"), Another One Bites the Dust, Radio Gaga, I Want to Break Free… En 1986, les producteurs de Highlander leur confient la B.O. du film, qui fournira six des neufs morceaux de l’album "A Kind of Magic" (parmi lesquels A Kind of Magic, Who wants to live forever et Princes of the Universe dont le riff furieux tient lieu de thème principal du film). Avec sa dominante rock FM, "A Kind of Magic" permet à Queen de bien terminer une décennie mal entamée.
Encore que, dans le genre mal parti, les années 90 seront inégalables : Le 24 novembre 1991, Freddie Mercury s'éteint, des suites d'une longue maladie. Très diminué par son SIDA déclaré, le chanteur aura tout de même collaboré à l’enregistrement d’"Innuendo", un album lourd – logiquement – dominé par le désespoir et le renoncement. Mercury y interprètera son chant du cygne, le poignant The Show Must Go On. La même année, le groupe sortira l’incontournable "Greatest Hits II", présent dans – presque – toutes les discothèques (sondage exclusif AlloMusic). Le reste n’est qu’une longue et douloureuse succession de déceptions (au mieux) ou d’abominations (au pire) : album posthume assemblé avec des chutes de studios noyées dans une production diabétique ("Made in Heaven", 1995), comédie musicale en 2002 (We Will Rock You, qui tourne toujours en 2009), un "Greatest Hits III" bancal et une "reformation" en 2008 avec l’ex-Bad Company Paul Rodgers, pas franchement à la hauteur.
Privé de son âme, Queen n’aura pas survécu à la disparition de Freddie Mercury…
(Source : AlloMusic, Michael Rochette)
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