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Il était une fois, des Puppetmastaz et des singes plutôt Arctic que Monkeys témoins de l'arrivée en bleue de Sébastien Tellier. Vous ne comprenez rien ? Le JT va tout vous expliquer.
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Et si pour être entendus, les artistes devaient s'effacer physiquement ? Dans une société du paraître, certains artistes ont pris le contre-pied et ça leur réussit plutôt bien.
Lire l'articleOn connaissait les maquillages sataniques de Kiss, l’anonymat complet des mystérieux Residents ou les masques horrifiques de Slipknot. Mais les vingt (!) rappeurs du collectif Puppetmastaz font encore plus fort, puisqu’ils sont systématiquement incarnés par des marionnettes, tant sur scène que pour les photos ou dans les clips. Si vous avez toujours rêvé de voir Kermit et Elmo faire de l’électro hip-hop, Puppetmastaz comblera vos attentes !
Derrière les fils des marionnettes de Puppetmastaz se cachent principalement les rappeurs et producteurs berlinois Bomb 20 et N1tro, le DJ- producteur de techno hardcore allemand Patrick Catani (ex-EC8OR), ainsi que l’artiste électro-pop canadien Mocky. Cette fine équipe lance le projet Puppetmastaz en 1996, tout d’abord sous forme de prestations live (notamment au Ex-Kreuz-Club de Berlin) et de clips artisanaux. Ce Muppet Show hip-hop s’agrandit progressivement, en intégrant des rappeurs-marionnettistes venus d’Allemagne, des États-Unis et du Canada. La première trace discographique de ces poupées funky est le EP "Humans Get All the Credits" qui sort en 2002 et sera suivi des maxis "Pet Sound" et "Zoology", respectivement en 2002 et 2003. Ces trois formats courts seront réunis sur un album en forme de compilation titré "Creature Funk" (2003). La musique des Puppetmastaz se présente comme de l’électro hip-hop décalée mâtinée de funk fantaisiste, à base de voix nasillardes, de paroles loufoques et de rap nonchalant. Considéré comme le premier « groupe jouet » de l’histoire de la musique, Puppetmastaz se fait principalement connaître par ses shows délirants mais aussi par ses compositions particulièrement efficaces et inspirées – dans la lignée de Cypress Hill ou Insane Clown Posse, mais en plus drôles et colorées.
Après le vinyle de remixes en édition limitée "Prosettis Disco Balls", l’année 2005 nous amène le EP "The Bigger the Better" et l’album "Creature Shock Radio", tandis que la notoriété de la troupe grandit, notamment en France où les Puppetmastaz effectuent des tournées de plus en plus longues et sont même signés sur le label bordelais Vicious Circle. En 2007, ce groupe à géométrie variable réalise une reprise du Give Peace a Chance de John Lennon au profit d’Amnesty International, puis édite le double album live : "Clones - Live in Berlin". Désormais, les Puppetmastaz comprennent vingt rappeurs/producteurs/compositeurs différents, dont les identités se confondent avec celles de leurs marionnettes. Derrière le leader Mr. Maloke, on trouve ainsi Panic the Pig, Snuggles the Bunny, Wizard The Lizard, Ducci Prosetti, HipHopNotist, Frogga, Ricardo Prosetti, Flix, Turbid the Toad, Ryno, Croucholina, Croucho, Pit, Dino Prosetti, E-Wizz, Midi Mighty Moe, Big Eye, Rita, Keil Pittler, Bloke, Lisa, Buddah, Richelieux, Hammerhead, Dogga Dacoda, Harold, BumbleBee, Squidrick A.K.A. Squidone, Yobo, Peppino et Orango-Thang. Une véritable ménagerie de tissus, où l’on croise des lapins, des pieuvres, des rhinocéros, des grenouilles, des cochons, des taupes, des dragons, des clowns ou des lézards…
Après l’album "The Takeover" (2008), la troupe réalise "The BreakUp" en 2009 et annonce qu’il s’agira là de son ultime album, ainsi que son ultime tournée ! Au-delà du délire visuel, des concepts saugrenus et de l’humour potache, Puppetmastaz (le seul et unique « gangstoy band ») aura posé pendant environ dix ans la question suivante : « Qui est la marionnette et qui est le maître ? » Une question à laquelle les Berlinois n’auront bien entendu pas apporté de réponse, mais qui aura fait quelque peu cogiter leur public, entre déhanchements et éclats de rire.
(Source : Allomusic, Christophe Lorentz)
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