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Andre 3000, James Murphy et Damon Albarn sont heureux de vous faire écouter le tant attendu Do Ya Thing.
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Damon Albarn sortira le titre Do Ya Thing avec Andre 3000 et James Murphy le 23 février prochain.
Lire l'articleAlors que les côtes Est et Ouest s'affrontent depuis toujours pour la suprématie du rap ricain, le duo de producteurs/rappeurs géniaux d'Atlanta a mis tout le monde d'accord en replaçant le Sud des Etats-Unis sur la carte du hip hop mondial. Tout commence en 1994 avec la sortie de Players Ball : Andre 3000 et Big Boi, bien que sortis de nulle part, accrochent leur premier single en haut des charts rap. Le buzz enflera tranquillement jusqu'à la sortie de leur premier album, "Southernplaylisticadillacmusik", première pièce d'une longue collection de disques de platine. Les albums qui suivront, "ATLiens" (1996) et "Aquemini" (1998) connaîtront le même sort, enflammant de plus belle la critique et le public même si, dans le cas d'"Aquemini", aucun single significatif ne vient pousser l'album ; Outkast est simplement devenu en quatre ans synonyme d'excellence. Le groupe donne naissance à un nouveau courant majeur du hip hop de la fin des années 90 : le Dirty South ; un rap plus positif, à la fois orienté dancefloor et proche des racines noires du blues New Orleans. Fer de lance naturel du Dirty South, le duo entraînera dans leur sillage des artistes comme Ludacris ou David Banner.
C'est en 2000 que les choses s'accélèrent pour Andre et Big Boi qui signent le magistral "Stankonia". Porté par le phénoménal single Ms. Jackson, "Stankonia" se vendra à plus de cinq millions d'exemplaires, assurant à Outkast le statut de stars mondiales. Insatiables, les deux rappeurs géorgiens réalisent en 2003 le hold-up de l'année avec un double album ambitieux, le déjà mythique "Speakerboxxx/The love below" et son concept ultra-simple : un disque/une ambiance (dancefloor pour Big Boi, lover pour Andre). Hey ya est un tube interplanétaire tandis que Roses, The way you move ou le limite techno Ghetto Musick soutiennent l'effort. Logiquement, ce disque phénomène termine sa carrière bardé de diamants.
2006, Outkast parvient encore à innover en sortant le même jour un film et un album éponyme : "Idlewild". Un nouveau concept dont les deux parties se nourrissent mutuellement : on ne saurait réellement dire si le disque est la B.O. du film ou si les images sont nées de la musique. À la sortie de cette comédie musicale, trois singles s'étaient déjà frayé un chemin vers les ondes : The mighty O, très librement inspiré du Minnie the Moocher de Cab Calloway (mais si, dans la B.O. de Blues Brothers !), Morris Brown au refrain R&B sur fond de fanfare sudiste (un chef d'œuvre d'audace) et Idlewild blues, un blues mélancolique interprété par Andre seul à la guitare qui rappelle un peu la version Johnny Cash du Personal Jesus de Depeche Mode…
Après le relatif échec
du projet, les deux compères prennent un peu de temps hors du
groupe pour rajouter encore quelques cordes à leur arc (qui va
finir par ressembler à une harpe) : Big Boi se consacre à
la production au sein de leur nouveau label, Purple Ribbon, tandis
qu'Andre Benjamin multiplie les apparitions au cinéma
(Revolver, Be Cool, Semi-Pro) et à la
télé (une apparition dans The Shield, sa propre
série animée sur Cartoon Network, Class of 3000,
dont il compose également la B.O.). Enfin, 2009 sera une année
plutôt chargée pour le duo qui annonce la sortie d'un
nouvel album, logiquement précédé d'un album
solo de chacun de ses membres…
(Source : AlloMusic, Michael Rochette)
14/12/2008
14/12/2008
14/12/2008
04/12/2008