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Ceux qui ne connaissent pas toute l’histoire de OneRepublic peuvent avoir l’impression que ce groupe talentueux a connu le succès du jour au lendemain après avoir été repéré par l’un des plus grands producteurs du moment. Leur premier single, “Apologize”, qui a été remixé par Timbaland, a passé 10 semaines consecutives dans le Top 5 du Billboard Hot 100, grimpant même jusqu’à la deuxième place. Le titre a été téléchargé légallement plus de 2 millions de fois, passant plus de deux mois à la première place du Top 40 et a même dépassé le record du plus grand nombre de rotations en une semaine avec 10 000 passages. Autant d’éléments qui font du premier album de OneRepublic, Dreaming Out Loud l’un des disques les plus attendus de 2008.
Qualifier le groupe de “sensation du moment” serait pourtant un raccourci bien loin de la vérite. La veritable histoire du groupe et de son parcours jusqu’au succès, telle qu’elle est véhiculée à travers les textes des chansons, en serait occultée. Confronté à plusieurs obstacles et déceptions, OneRepublic s’est battu pour atteindre ses rêves – et cette ténacité porte ses fruits aujourd’hui.
Si OneRepublic est le premier groupe de rock signé sur le label Mosley Music, ce n’est pas la première fois que la route du leader du groupe, Ryan Tedder, croise celle de Timbaland. OneRepublic a traversé bien des épreuves pour arriver jusqu’où ils sont aujourd’hui. Leur histoire débute en 2001. Tedder vit à Nashville et décroche un contrat en remportant un concours d’auteurs – compositeurs, une première consécration pour celui qui clame être un véritable songwriter, capable d’écrire “plus qu’un bon refrain. Rien ne vaut une bonne chanson pop, mais il faut trouver le juste équilibre entre universalité et crédibilité », commente Tedder.
Grâce à l’aide d’un ami commun, Tedder a été contacté par Timbaland qui lui demandait de venir travailler avec lui. Et comme dans les films, à tout juste 21 ans, Tedder plaquait son boulot et vendait sa voiture pour s’acheter du matériel et s’inscrire en « Production 101 à l’Université de Timbaland ». Sous l’aile protectrice de son mentor, Tedder a pu décrouvrir l’envers du décors et parcourir les plus grands studios, de Miami à New-York : « Mon rêve devenait réalité ». Malgré cet apprentissage inestimable, il devenait clair que s’il aspirait à un carrière d’artiste, c’est sur la voie de la production que Timbaland voulait aiguiller son poulain. Après deux ans, et avec la bénédiction de Timbaland, Tedder franchit un cap et devint celui qu’il avait toujours voulu être. Sous le pseudonyme « Alias », Tedder s’est chargé de produire et de composer pour des artistes comme Paul Oakenfold, Leona Lewis, Natasha Bedingfield ou encore Bubba Sparxxx. En seulement une année, Tedder a produit trois n°1 dans le monde, un top 10 et deux top 40 parmi lesquels « Do It Well » pour Jennnifer Lopez, placé dans les vingt premiers du classement.
Malgré tout cela, Tedder brûlait toujours du désir d’être derrière le micro. En 2002, de retour à Colorado Springs, il a retrouvé un ancien ami de lycée, le guitariste Zach Filkins, qui avait passé son adolescence à apprendre la guitare classique à Barcelone avant de déménager à Colorado Springs.
En 2003, Tedder et Filkins partirent pour Los Angeles pour y former un groupe ensemble. Les difficultés n’ont pas tardé à se faire sentir, à certains moments même, il n’y avait même pas de quoi remplir le frigo. Pendant cette période, les changements de personnels étaient plus que fréquents au sein du groupe, jusqu’à l’arrivée de Drew Brown (guitare), Brent Kutzle (basse, violoncelle) et Eddie Fisher (batterie).
Désormais stable et au complet, OneRepublic a décroché un contrat dans une major qui, pour différentes raisons, n’aboutit à rien, laissant le groupe démoralisé. « Après tous nos efforts pour atteindre ce niveau, se faire jeter du label a coupé net mon élan », se rappelle Tedder. « On n’était pas sûr de vouloir continuer en tant que groupe ». C’est pourtant à cette période que la page Myspace du groupe commence à affoler les compteurs de clics, devenant rapidement la plus consultée sur le site. « Peut-être que l’environnement a changé », tente d’expliquer Filkins. « Tout d’un coup, on recevait des mails de jeunes qui nous disaient que grâce à nos chansons ils avaient renoncé au suicide ou qu’ils avaient réussi à accepter le divorce de leurs parents. On avait enfin réussi à créer un lien avec notre public. On s’est dit ‘On ne peut pas arrêter maintenant’ ».
Rapidement, les labels se sont pressés autour du groupe, notamment celui de Timbaland, Mosley Music Group. Timbaland a tout de suite saisit la profondeur de Tedder et le potentiel du groupe. La suite logique fut donc l’intégration du groupe à la famille du label par Timbaland, qui en fit du même coup le premier groupe de rock sur son label et en profita pour réaliser la production exécutive de Dreaming Out Loud.
Le chemin parcouru depuis par OneRepublic pourrait en surprendre plus d’un, mais pas l’auteur -compositeur de la formation. Le plus dur est d’écrire un hit, déclare Tedder, « mais parfois, on sait qu’on vient d’écrire quelque chose de spécial. ‘Apologize’ m’a donné des frissons dès que j’ai fini de l’écrire ».
Le premier indice confirmant le sentiment de Tedder arriva en 2007, quand le remix réalisé par TImbaland (les deux versions, originale et remixée figurent sur l’album Dreaming Out Loud) se rajouta au tracklisting de l’album Shock Value de Timbaland.
« Ryan est quelqu’un de super, un excellent songwriter qui a un vrai talent musical », reconnaît Timbaland. « Les membres de OneRepublic se stimulent entre eux. Ils travaillent tellement bien ensemble, il y a une alchimie naturelle ».
En grande partie produites par Greg Wells (Rufus Wainwright, Pink, Mika…) avec également quelques titres produits par Tedder, les chansons laissent ressortir cette alchimie, à commencer par le second single « Stop And Stare », hymne pop qui marie des guitares acoustiques à la voix de Tedder, ou encore la ballade « Come Home », l’un des trois morceaux produits pas Tedder. OneRepublic rerésente l‘idée selon laquelle le public attend de vraies chansons, pleines d’honnêteté, sans stratégie marketing derrière.
Il est souvent question de foi et de timing dans ce milieu ; deux choses que OneRepublic connaît très bien. Après des années à aller d’espoirs en déceptions, le groupe est toujours resté fidèle à ses rêves –jusqu’à les voir devenir réalité au-delà de ce qu’ils avaient pu imaginer. Pour Tedder, « il y a certaines choses que l’on peut contrôler, qu’on obtient à force de travail et de détermination, mais on ne peut pas contrôler le timing. Les choses arrivent quand elles doivent arriver, et c’est ce qu’il se passe en ce moment pour OneRepublic. Ca a pris du temps, mais tout arrive finalement aujourd’hui ».
(SOURCE : Biographie Spoka.net)
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