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Un deuxième clip issu du projet 1789, Les Amants de la Bastille vient d'être mis en ligne. Pour la peine, c'est plus rock !
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C'est l'année de Ruiz et Youssou N'Dour est le futur président des Scissor Sisters. Vous ne comprenez rien ? Le JT va tout vous expliquer.
Lire l'articleTout commence par une erreur. Quand elle s’inscrit au casting de la Star Academy, Olivia Ruiz pense qu’elle va participer à une sorte de "Fame" à la française. Comme elle n’a pas de télé chez elle, elle n’a aucun a priori sur TF1 et sur ses programmes. Naïve, elle croit qu’elle pourra tout de suite imposer son style. Si elle avait su, elle n’y serait sans doute jamais allée… C’aurait été dommage !
Car Olivia Ruiz a la musique dans le sang. Ce n’est pas une image, c’est une réalité. Son père, Didier Blanc, est chanteur, et le café de son enfance, celui où elle passe ses journées, celui qu’elle racontera dans J’traine des pieds, est équipé d’un juke box qui tourne en boucle, lui faisant découvrir toutes sortes de musiques. C’est donc tout naturellement que la petite Olivia Blanc (Ruiz c’est le nom de sa grand-mère maternelle) s'inscrit à un cours de danse. Et que, à quinze ans, elle monte son premier groupe. Il sont cinq et s’appellent logiquement, paresseusement, les Five. Les Five ressemblent à tous les groupes d’adolescents. Sauf qu’ils sont sans doute un peu plus doués. Avec leurs reprises résolument rock, (Cranberries ou Lenny Kravitz) ils assurent quelques premières parties et remportent même quelques tremplins. Pourtant l’aventure ne dure pas. Sortie de l’adolescence, Olivia quitte la formation et forme un tandem avec un autre camarade. Le changement est radical. Oubliés les riffs de guitares électriques, Les amants donnent dans le Français tendance réaliste (Fréhel, Bécaud pour les anciens et La Tordue pour les plus récents). Puis, en 2001, sûre de sa vocation, elle décide d’envoyer une maquette aux Têtes Raides et pose sa candidature à une nouvelle émission de télé. Elle ne recevra aucune réponse des premiers mais sera prise à la Star Ac'. Brillante, elle atteindra les demi-finales, avant de demander au public de ne pas voter pour elle.
Consciente que cette expérience lui ouvre certaines portes, mais lui en ferme d’autres, la jeune artiste décide, une fois son contrat en poche, de disparaître pendant de longs mois de la scène médiatique. Histoire de se faire oublier ? Un peu. Mais surtout afin de prendre le temps nécessaire pour convaincre les artistes qu’elle admire de travailler avec elle. Il lui faudra près de deux ans. En 2003, elle sort finalement "J’aime pas l’amour", un disque melting pot sur lequel se sont penchés Juliette ou Les Weepers Circus. L’album se vend, Olivia assure les premières parties de Têtes Raides ou d’Arthur H, et, sans rien renier de son parcours, commence humblement à se faire une place dans la chanson française. Celle qu’elle aime. La preuve, Didier Varrod, (auteur entre autre d’un film sur Renaud) lui consacre même un documentaire !
Mais c’est avec "La femme chocolat" en 2005 que tout va changer. Ce deuxième album, plus personnel et plus homogène, dont la réalisation est confiée à son nouveau compagnon (le chanteur de Dionysos) explose. Avec l’autobiographique J’traîne des pieds, le poétique Les non dits ou le sensuel Femme Chocolat , Olivia gagne son pari : à la fin de la tournée, on ne lui parle plus de la Star Ac', on s’incline devant son talent. Gourmande, la chanteuse vendra plus d’un million d’exemplaires de son disque, le traduira en espagnol, s’offrira une tournée en Amérique Latine et prêtera même son image à une célèbre marque de soda.
A l’heure
de son troisième album studio (un live est sorti entre temps),
"Miss Météores", où elle signe tous les
textes en français, la chanteuse à l’accent du
Sud Ouest revient d’ailleurs régulièrement sur
ce contrat publicitaire. Aux critiques qui lui reprochent
d’avoir vendu son âme au diable, elle fait valoir que, l’argent de son cachet, elle l’a donné
à l’association dont elle s’occupe avec son frère
pour le Burkina Faso. Sans tache et sans concessions, elle s'est imposée chef de file
d’une chanson française rock et indépendante…
Un titre de noblesse qui donne la mesure du chemin parcouru par cette météorite qui n’a rien d’une étoile filante.
(Source : Allomusic, Nicolas Roux)
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