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Pour les premières battles, TF1 dévoile en avant-première une vidéo. Deux membres de l’équipe de Garou s’affronte sur un titre de Michel Polnareff, pour notre plus grand plaisir.
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Selon le chanteur, la situation au Japon serait plus grave que ce qu'on dit !
Lire l'articleCompositeur hors pair, provocateur, génie à la capillarité folle, il n'y a sans doute pas assez de termes pour décrire Michel Polnareff. Mais essayons quand même de résumer son histoire.
Né le 3 juillet 1944 à Nérac, il a grandi à Paris au sein d'une famille d'émigrés russes originaires d'Ukraine. Son père écrit sous le pseudonyme de Léo Poll pour Édith Piaf, Yves Montand, Georges Guétary et Danielle Darrieux ; un environnement qui favorise évidemment un épanouissement musical précoce. À 11 ans, il décroche le premier prix de solfège du Conservatoire de Paris. Classe.
Inspiré par les beatniks et oppressé par un univers académique et autoritaire, il s'enfuit de chez ses parents à 20 ans pour aller vivre dans les rues de Montmartre. La chance voudra qu'il rencontre sur son chemin Lucien Morisse, le grand manitou d'Europe 1, lequel le prendra sous son aile.
À l'instar de Serge Gainsbourg, sa sensibilité musicale se rapproche de celle des anglo-saxons, et c'est donc tout naturellement qu'il décide d'aller enregistrer son premier album à Londres, avec Jimmy Page de Led Zeppelin à la guitare, s'il vous plaît ! "Love me, Please Love Me" sort en 1966 et devient, à la surprise générale, un grand succès, aidé par le morceau qui porte le même nom et par la fameuse poupée qui fait non. Dès ce premier opus, Polnareff impressionne par la qualité de ses mélodies et de ses orchestrations, qui le placent très vite à part dans le paysage musical français. Avec lui, on est plus proche de l'univers de The Kinks ou de The Byrds que des yéyés.
En 1967, il se produit pour la première fois sur la mythique scène de l'Olympia. Il faut dire que, depuis un an et jusqu'en 1970, il enchaîne les tubes avec une facilité et une productivité déconcertantes : Le Bal des laze, qui parle d'un assassinat, Âme câline, Tous les bateaux, Tout, tout pour ma chérie, Dans la maison vide...
Apprécié à sa juste valeur pour son talent musical et son originalité, Michel Polnareff reste un électron libre qui dénote dans le paysage français. Il devient le sujet de rumeurs dues à son apparence androgyne. Les médias se déchaînent contre lui et le traitent de travesti, d'homosexuel, de transsexuel ; tout y passe. À l'époque, ce sont de véritables insultes (Ah, tiens, aujourd'hui aussi...). Il décide donc de rétablir la vérité en 1970 avec la chanson Je suis un homme, qui tord le cou avec humour et ironie à ses détracteurs.
Il en profite pour accentuer son apparence excentrique, en apparaissant la même année avec des cheveux longs permanentés, et de grosses lunettes noires à monture blanche, qui servaient avant tout à le protéger de sa myopie, mais qui deviendront sa marque de fabrique.
Son excentricité et son assurance agacent. En mai 1970, Polnareff se fait agresser sur la scène de Périgueux. Profondément choqué, il annule sa tournée prévue avec un orchestre symphonique. Le suicide de son pygmalion Lucien Morisse, un an plus tard, n'arrange pas le moral du chanteur qui se réfugie (bonne idée) dans la musique. Il enregistre "Polnareff's" dans les mythiques studios d'Abbey Road avec un système de quadriphonie où il mêle influences pop, soul et jazz. Un sommet.
Provocateur dans l'âme, il n'hésite pas à poser "cul nu" sur les murs de Paris pour annoncer une série de concerts à l'Olympia à l'automne 1972 ; mais la plaisanterie ne plaît pas. Il est convoqué devant un tribunal correctionnel qui le condamne à payer dix francs par affiche pour "attentat à la pudeur". Le spectacle aura quand même lieu (il faut bien rembourser les affiches !) et sera, heureusement, un succès pour celui dont la coupe de cheveux fait désormais penser à un caniche mort posé sur le crâne. Il part ensuite en tournée au Japon, en Polynésie et en Amérique du Nord.
Mais le sort s'acharne. En 1973, il s'aperçoit que son homme de confiance l'a escroqué à hauteur de plusieurs millions de francs. Contraint de devoir rembourser une somme colossale au fisc français, il préfère s'exiler aux États-Unis.
Ce changement de cap n'altère en rien sa créativité. Les États-Unis l'inspirent et il écrit l'album "USA" en 1975. Le titre Jesus for Tonight atteint la 35e place du Billboard, le prestigieux classement américain.
Regonflé, Michel Polnareff s'engage dans une grande tournée au Japon, où il est une véritable star, mais aussi... en Belgique. Et oui, le fisc n'ayant pas digéré sa fuite américaine, le chanteur est contraint d'éviter soigneusement l'Hexagone.
En 1976, il s'attelle à la bande originale du film Viol et châtiment, dont les stars sont Margaux et Mariel Hemingway. Le disque sera numéro un aux États-Unis. Après les mésaventures françaises, place à l'american dream !
Mais quand il ne rêve pas en anglais, Michel Polnareff pense à son pays et lui dédie, en 1978, la sublime Lettre à France emprunte de nostalgie. Le chanteur s'acquitte de ses dettes et tente un come-back (comment vous dites déjà en français ?) en 1978, avec "Coucou me revoilou". Les titres sont moyens et le succès très mitigé. Il faudra attendre "Bulles", trois ans plus tard, pour parler de retour gagnant. Avec Tam tam ou Radio, il retrouve en effet les sommets. Au milieu des années 1980, l'exilé s'installe à Paris et, plus chic encore, élit résidence pendant 800 jours au Royal Monceau, où il enregistre l'album "Kama Sutra", dont est issu l'incontournable Goodbye Marylou, avec en invité spécial Mike Oldfield à la guitare. Les médias le bouderont. Pas le public.
Quelques problèmes de santé (une cessité partielle quand même) le tiennent ensuite éloigné de la scène pendant quelques temps. En 1996, il revisite ses classiques à la sauce américaine au fameux Roxy de Los Angeles. Le disque qui grave pour toujours ce moment ("Live at the Roxy") se vendra à plus d'un million d'exemplaires.
C'est peut-être trop. Car il faudra ensuite attendre plus de dix ans pour retrouver Polnareff sur scène. Le 2 mars 2007, il donne le coup d'envoi de six soirées à guichets fermés à Bercy, avant de partir en tournée dans le pays pour terminer en apothéose le 14 juillet sur le Champ de Mars, à la demande du président de la République, Nicolas Sarkozy.
Michel Polnareff est fait chevalier de la légion d'honneur
au printemps 2010. Il croit donner naissance, à 66 ans, à son premier enfant en
décembre de la même année. Après un test ADN, il découvre que le bébé (nommé Volodia par ses fans et Louka par la maman) n'est pas de lui. L'affaire, étalée sur Facebook et dans la presse people, l'affecte mais sera peut-être une source d'inspiration pour un nouvel album, qui serait actuellement en préparation. Une information qui rejouit ses fans : ceux-ci attendent depuis plus de vingt ans une nouvelle production de leur idole.
(Allomusic, par Sarah Dahan)
23/04/2010
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23/04/2010
15/01/2010