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Le roi de la pop et la reine de la glotte auraient entretenu une relation amoureuse en 1991, relation qui aurait duré deux ans, selon l'ancien garde du corps de Michael...
Lire l'articleMichael Jackson n'a pas toujours été un animal médiatique traqué, loufoque et plutôt dérangeant, cachant son visage abîmé derrière un masque en papier et de grosses lunettes noires. Au départ, l'histoire du « King of Pop » est même une simple histoire de famille. Plutôt dure, mais simple. En 1958, Michael né à Gary, dans l'Indiana. C'est le septième enfant du couple Jackson (deux autres suivront). Katherine, la maman, est employée dans un magasin. Joseph, le papa, est mineur et guitariste dans un mauvais groupe du coin, The Falcons. Il manage également d'une main de fer dans un gant de crin ses trois aînés, Jackie, Tito et Jermaine, qui forment avec deux musiciens The Jackson Brothers. En 1965, Michael et son frère Marlon, respectivement âgés de 6 et 7 ans, rejoignent le groupe : The Jackson 5 est né.
Michael s'impose rapidement comme le chanteur du groupe. Sa voix, son aplomb, les chorégraphies des 5 frères et la personnalité dégagée par l'ensemble séduisent. La persévérance, l'exigence extrême, la rigueur et l'esprit revanchard du paternel font des ravages au sein de la famille, mais s'avèrent professionnellement payants : 1968, les « J5 » signent avec le fameux label de musique Noire Motown. 1969, sortie de "Diana Ross presents The Jackson 5". Le tube I want you back renverse tout sur son passage. Plus tard, ABC, I'll be There ou Never can say Goodbye seront autant de confirmations du succès des cinq coupes Afros les plus en vogue de la Funk à l'époque. Un fils de Joseph se démarque des autres : Jésus ! Non, pardon : Michael !
La maison de disques commence dès 1972 à faire enregistrer seul le phénomène. Les disques Got to be There puis Ben sont ses premiers « solos ». Ils confirment son potentiel à évoluer sans la fratrie. Alors que le groupe, qui a quitté Motown pour CBS Records, est devenu The Jacksons depuis 1975, Michael Jackson sort en 1979 un album solo remarqué (et remarquable) : "Off The Wall", produit par Quincy Jones, avec Paul McCartney et Stevie Wonder en invités d'honneurs. Pas dégueu. L'album devient rapidement numéro un des ventes aux États-Unis : c'est le début de la fin pour The Jacksons et le début de la grande histoire pour Michael Jackson, sans frères et sans coupe afro.
Son album suivant sort en 1982. C'est "Thriller" et c'est un coup encore plus retentissant que le précédent. "Thriller" est tout simplement le disque le plus vendu à travers le monde. L'édition 2008 du Guiness Book avance le chiffre de 55 millions d'exemplaires écoulés. Jusqu'à l'édition 2007, le fameux livre des records évoquait même 104 millions d'albums ! Un chiffre vraisemblablement fantaisiste, donné par les anciens managers de Michael. Le disque, en tous cas, ne souffre d'aucune polémique. Toujours produit par Quincy Jones, il regorge de tubes. Beat it, The girl is mine (en duo avec Paul McCartney), l'énorme Thriller... En tout, sept singles seront tirés de l'album ! La majorité des morceaux sont signés Jackson, qui confirme ainsi les talents de compositeur furtivement dévoilés avec ses frangins. C'est avec cet album aussi que Michael Jackson va révolutionner le marketing des maisons de disques. Les clips qui accompagnent les chansons, loin des mauvais playbacks de l'époque, sont autant de courts bijoux cinématographiques : un scénario et 14 minutes pour Thriller - alors que la chanson dure moins de 6 minutes - des effets spéciaux et des chorégraphies inoubliables... de quoi marquer pour longtemps une génération de fans désormais inconditionnels des petits cris et des pas de danses nerveux et novateur de l'homme aux chaussettes blanches (la classe) !
Michael est alors au sommet. En 1985, il écrit avec Lionel Richie la chanson We are the world. Produit par le fidèle (et malin) Quincy Jones le titre, créé pour venir en aide aux victimes de la famine en Éthiopie, rassemble la crème des stars US du moment. Il est vendu à 7,5 millions d'exemplaires et l'opération (single, album et clip) rapporte au final 50 millions de dollars à sa cause. Michael vaut de l'or. Plus tard, "Bad" (1987) puis "Dangerous" (1991) confirmeront encore la capacité de « Bambi » à réaliser des disques très travaillés, puis à les vendre en masse. Sur scène, le phénomène fait mieux que confirmer, il enflamme le public et s'invente une signature mythique, mille fois imitée mais jamais égalée : le Moonwalk (la marche en avant qui recule) !
L'idole black, qui ne l'est déjà plus vraiment, acquiert en 1988 un immense Ranch en Californie, qu'il transforme en parc d'attraction et nomme Neverland (le pays de Peter Pan, l'éternel enfant). Il y vit retiré du monde et refuse de commenter ses flagrantes transformations physiques. Les rumeurs enflent. La presse publie même une photo du chanteur installé dans un caisson à oxygène, expliquant qu'il espère, grâce à cette technique, vivre jusqu'à 150 ans... « Marié » à Lisa Mary Presley (fille de), et à grand renfort de médias entre 1994 et 1996, Michael « épouse » ensuite Debbie Rowe, une inconnue qui lui donne deux enfants (Prince Michael et Paris) avant d'être remerciée à son tour. Ces histoires, pourtant censées humaniser le mythe, et la façon originale dont il semble s'occuper de sa progéniture continuent de dégrader son image. Et en 2001 sort un disque au nom provocateur "Invincible" : l'album le plus cher jamais produit (30 millions de dollars, encore un record !) se vend honorablement, mais pas assez pour Michael qui va attaquer en justice le président de sa maison de disques, Sony, accusé d'avoir saboté sa promo.
Après ces évènements, la plus grande pop star de tous les temps semble empêtrée dans une bulle qui n'a plus rien de protectrice. Ses histoires d'argent et de mœurs alimentent régulièrement la presse à scandale. Le public guette ses rares et surnaturelles apparitions publiques comme celles d'une bête de foire. Musicalement, le roi déchu se contente d'enchaîner les compilations et autres coffrets collectors ("The Ultimate Collection" en 2004 ou "King of Pop" en 2008). Même "Thriller 25", réédition 2008 du mythique Opus de 82, agrémenté de quelques remix réalisés par les stars du moment, n'a pas ravivé la flamme. Des accusations de pédophilie, puis des accusations d'attouchements sur un jeune garçon viennent brouiller d'avantage l'image de l'artiste. Il est acquitté par la justice de son pays après un procès épique mais reste suspect aux yeux du monde entier. Il se condamne lui-même au purgatoire, et part vivre au Barheïm.
La faillite physique et financière gangrène encore davantage le quotidien de celui que l'on nommait Peter Pan tant, à une époque, il paraissait jeune, intouchable et immortel. Après plusieurs mois passés aux Emirats Arabes Unis et quelques semaines à Londres, fatigué, amoindri il venait d'annoncer son retour sur scène pour cet été, au mois de juillet exactement... La lumière s'est éteinte le 25 Juin 2009. Celui qui la faisait apparaître à chaque pas dans le clip Billie Jean a rejoint les étoiles. Il se dit qu'elles toutes sont devenues de ferventes adeptes du Moonwalk, le pas glissé inventé par Michael. C'est son frêre Jermaine Jackson qui officiellement a annoncé sa mort, à 01h16 heure de Paris.
(Source : Allomusic, Antoine Deshusses)
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