Artiste : faites-vous connaître, diffusez vos propres morceaux, mélangez-les à vos titres préférés dans vos playlists
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Parce qu’ils sont devenus célèbres, les 1D pensent qu’ils peuvent tout se permettre. Comme rencontrer Elizabeth II. Bon courage, les gars.
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Trente ans après sa sortie, "Endless Love" continue de faire chanter. Lionel Richie reprend le classique accompagné de Shania Twain dans un clip kitsch à souhait.
Lire l'articleIl y a les chanteuses « à voix » et les chanteuses « à physique ». Mariah Carey a suffisamment été gâtée par la nature pour appartenir aux deux catégories. Car non seulement cette métisse new-yorkaise possède une voix capable de couvrir au moins cinq octaves, mais elle est également dotée d’un sourire éclatant ainsi que d’un corps aussi plantureux qu’harmonieux. Pas étonnant qu’avec ces arguments, elle soit devenue l’interprète la plus populaire des années quatre-vingt-dix en Amérique, et qu’elle totalise plus de 200 millions de disques vendus dans le monde !
Née à Long Island (état de New York) d’un père afro-vénézuélien et d’une mère irlandaise professeur de chant (et ancienne cantatrice), Mariah Carey attrape très tôt le virus de la musique. C’est donc tout naturellement qu’elle s’installe à Manhattan à l’âge de 17 ans pour y devenir chanteuse. Gagnant sa vie comme choriste et serveuse, elle y rencontre alors Ben Margulies, compositeur et claviériste qui restera son plus fidèle collaborateur musical. Influencée par le gospel et la soul, Mariah compose alors ses propres chansons, mises en musique par Ben, et tente de se faire connaître dans l’univers impitoyable du show business. Lors d’une soirée réunissant tout le gratin, on la présente ainsi à Tommy Mottola, patron de Sony Music, à qui elle remet une démo de ses compositions. La légende veut que Mottola ait écouté la cassette dans sa limousine en revenant de la soirée et que, aussitôt impressionné par le talent de la jeune fille, il soit retourné aussi sec à la fête pour proposer un contrat à Mariah Carey !
Signée sur Columbia, la belle sort alors son premier album éponyme en 1990. Boosté par une importante campagne de pub ainsi que par les singles Vision of Love, Love Takes Time, Someday et I Don't Wanna Cry (tous classés numéro 1 des charts US), le disque est un immense succès, tout comme son successeur : "Emotions" (1991). Son style est un mélange de soul-funk, de gospel et de pop, comparable à celui de Whitney Houston, portée comme elle sur les performances vocales spectaculaires. En studio au moins, sussurent les mauvaises langues. Pour les faire taire, elle enregistre une prestation acoustique dans le cadre de l’émission MTV Unplugged, qui sera commercialisée en CD en 1992. Parallèlement à son succès commercial, Mariah Carey entame une relation amoureuse avec son pygmalion Tommy Mottola (de vingt ans son aîné, quand même !), qu’elle épouse en 1993, année de sortie de son troisième album-studio : "Music Box". Le reste du monde a désormais capitulé devant le(s) talent(s) de Mariah, et même son album de chansons de Noël, "Merry Christmas" (1994), connaîtra des ventes hors du commun pour ce genre d’exercice…
En 1995, "Daydream" dévoile une Mariah Carey plus mûre et orientée groove, mais toujours adulée par le public : la chanson One Sweet Day (en duo avec Boyz II Men) sera ainsi le plus gros carton de tous les temps dans les charts américains ! Pourtant, tout n’est pas rose dans la vie de la star, qui divorce de Mottola en 1997 pour cause de jalousie excessive, avant de sortir "Butterfly", où elle adopte un look plus sexy et une musique plus proche du R’n’B et du hip-hop. Après une compilation de ses hits fort judicieusement titrée #1 (1998), La Carey poursuit son émancipation vestimentaire et musicale avec "Rainbow" (1999), encore plus groovy et visuellement attractif.
Mais
les années 2000 seront moins clémentes pour la chanteuse, qui quitte la
maison de disques de son ex-mari pour signer chez Virgin. Elle y
réalise un film semi-autobiographique, Glitter (2001), et sa B.O. éponyme. Mais le long-métrage sera un échec cinglant (à tous points de vue) et les singles tirés de sa bande sonore seront boudés par les radios. Suite à plusieurs apparitions et déclarations controversées dans les médias, Mariah Carey
est hospitalisée pour dépression nerveuse. En 2002, elle rompt son
contrat avec Virgin, et crée son propre label au sein de Island/Def Jam : MonarC Music. Sa première sortie sur cette structure, "Charmbracelet" (dédié à son père, décédé l’année précédente), sera un demi-échec. À l’inverse, son successeur, "The Emancipation of Mimi" (2005), réalisé avec une liste de stars
du hip-hop longue comme le bras, voit enfin la diva renouer avec le
triomphe planétaire. De retour au sommet, croulant sous les
récompenses, multipliant les projets réussis (lancement d’un parfum,
prestations d’actrice enfin satisfaisantes), Mariah Carey sort "E=MC2" en 2008, un disque plus hétéroclite mais presque aussi bien accueilli que son prédécesseur. Et le 15 septembre 2009, "Memoirs of an Imperfect Angel" achève de clouer le bec à ceux qui la considéraient comme une has-been.
Un come back réconfortant pour tous ceux et celles - mais non, pas uniquement Céline Dion - qui, après avoir squatté les charts et trusté les royalties, traversent des périodes de ventes maigres.
(Source : AlloMusic, Christophe Lorentz)
16/12/2010
09/12/2010
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