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À l’occasion de ses 25 ans de carrière, la chanteuse australienne dévoile l’affiche de son Anti Tour et revisite ses tubes les plus connus.
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Après l’immense succès de son Aphrodite Tour, la chanteuse australienne souhaiterait repartir en tournée pour faire des concerts plus intimes, sans chichis ni effets spéciaux.
Lire l'articleKylie Minogue revient de loin… Pop star mondialement connue, princesse des dancefloors depuis au moins dix ans, sex-symbol incontestable, elle aurait pourtant pu finir comme nombre de ces starlettes éphémères des années 80, qui ont disparu corps et biens après une poignée de singles à succès. Mais non : Kylie est une véritable survivante et fait maintenant partie de la crème des vedettes de la pop-dance, alors qu’on ne donnait pas cher de sa longévité artistique à la fin des eighties !
Kylie Ann Minogue voit le jour
le 28 mai 1968 à Melbourne, en Australie. Au côté de sa sœur cadette Dannii
Minogue, elle commence très tôt à se faire remarquer dans le monde
du spectacle. Paradoxalement, sa sœur Dannii (Danielle de son vrai
prénom) se fera connaître la première en tant qu’enfant-chanteuse,
tandis que Kylie démarrera plutôt sa carrière par la télévision. Elle
deviendra ainsi la star adolescente de Neighbours - série très
populaire en Australie, où son joli minois et son allure de ‘girl next
door’ font des ravages – et dans laquelle elle côtoiera Jason
Donovan. En 1987, lors d’un gala de charité, Kylie Minogue interprète
deux tubes des années 60 : I Got you Babe et The
Loco-Motion. Ces deux reprises rafraîchissantes lui valent de signer un
contrat avec le label local Mushroom Records, et de faire un carton avec
le single de The Loco-Motion, qui devient le plus
gros succès de la décennie au pays des kangourous.
Du coup, le
redoutable trio de producteurs anglais - formé de Mike Stock, Matt Aitken et Pete Waterman - s’intéresse
à son cas et lui écrit un premier single calibré pour les radios : I Should Be So
Lucky. Ce sera un succès massif en Angleterre et en Australie, et Kylie Minogue deviendra
vite l’égérie à bouclettes de l’écurie Stock, Aitken &
Waterman, qui récupère dans la foulée son compatriote (et petit ami) Jason
Donovan. Sorti en 1988, le premier album de la petite Australienne,
simplement titré “Kylie”, est alors un triomphe dans son pays
natal ainsi que dans toute l’Europe. Du coup, la nouvelle coqueluche de
la disco-pop juvénile abandonne Neighbours pour se
consacrer à sa carrière de chanteuse et enregistre un second album : “Enjoy Yourself” (1989).
C’est un nouveau succès international – sauf en territoire américain, qui résiste encore et toujours à l’envahisseur austral ! Mais la jeune femme, qui a quitté Jason Donovan pour Michael Hutchence (chanteur d’INXS), cherche désormais à s’orienter vers un style plus dance, mature et sexy, et c’est ce que retranscrit son troisième opus : “The Rhythm of Love” (1990). La reconversion s’avérera plutôt convaincante, même si l’album suivant, “Let's Get to It” (1991), échouera à retrouver le succès de ses prédécesseurs.
Ayant quitté ses omnipotents
producteurs anglais, Kylie Minogue signe avec
Deconstruction Records et édite, en 1994, un album éponyme qui sera
modérément bien reçu par la presse et le public. Ses diverses
expériences cinématographiques (Street Fighter, Bio-Dome) seront
encore moins bien accueillies, mais c’est lorsque le ténébreux Nick Cave lui offre un
superbe duo pour sa ballade meurtrière Where the Wild Roses
Grows
(1995) que l’ex-idole des teenagers commence à intéresser un public plus
mûr et à reprendre confiance en son talent. Malheureusement, son
ambitieux album “Impossible Princess” (1997) –
très dance et gorgé de collaborations intéressantes – ne connaîtra pas
le succès escompté. Récupéré par le label Parlophone, elle entrevoit
néanmoins le bout du tunnel avec “Light Years” (2000), qui
profite du revival disco pour placer ses chansons dansantes et
mélodiques dans les charts. De même, son image à la fois glamour et
torride commence à troubler ceux qui étaient restés sur son personnage
d’ado décontractée des années 80.
Mais ce n’est encore
rien comparé au raz-de-marée que produira son successeur, “Fever” (2001), qui
marque clairement la renaissance artistique et commerciale de la
chanteuse. Les tubes dance-pop Can't Get You out of My Head ou In Your Eyes, aux fortes
connotations disco et années 80, la propulsent tout en haut de
l’affiche. Désormais, Kylie est la première concurrente de Madonna et de Britney
Spears, avec ses shows spectaculaires et ses hymnes taillés pour le
dancefloor. Le varié “Body Language” (2003), puis le
best-of enrichi de nouvelles chansons “Ultimate Kylie” (2004),
achèvent de la faire rentrer dans le cercle assez fermé des chanteuses
ayant vendu le plus de disques en Grande-Bretagne.
Hélas, cette
remontée fulgurante manque d’être stoppée nette lorsque, en 2005, Kylie Minogue se voit
diagnostiquer un cancer du sein, qui l’oblige à annuler sa plus grosse
tournée ! Heureusement, après une opération réussie et une
chimiothérapie bien tolérée, la star peut retrouver la scène et le
chemin des studios en 2006. Son dixième opus, “X” (2007),
s’avère plus sophistiqué au niveau sonore et musical, et confirme que la
belle n’a rien perdu de son sex-appeal ni de ses talents de danseuse.
D’ailleurs, si l’Amérique a encore du mal à se laisser séduire par
l’Australienne, la France lui décerne en revanche la distinction de
Chevalier des Arts et Lettres ! Et après un disque de remixes “Boombox” (2009),
Kylie revient à la disco-pop directe et légère qui avait fait le succès
de “Fever” avec “Aphrodite” (2010), qui
ne révolutionne pas son style mais contente ses fans. Et c’est bien le
moins que la chanteuse puisse faire pour ceux qui l’ont soutenue de
façon quasi indéfectible pendant plus de vingt ans !
31/05/2011
27/04/2011
28/03/2011
27/12/2010