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I Am The Dance Commander + I Command You To Dance: The Remix Album
Électro/Club | 21/03/2011
Le single des Flaming Lips enregistré avec Bon Iver est dévoilé et le leader du groupe en profite pour parler de son nouveau projet hyper glauque.
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Un brin provocatrice, la chanteuse n’hésite pas à prendre des poses lascives et à se frotter sur des tombes dans son nouveau clip.
Lire l'articlePlus besoin de faire du grunge pour avoir une attitude trash ! On peut être rock’n’roll en faisant de la pop-dance : la preuve avec Ke$ha, ambassadrice du style « garbage chic », sorte de Courtney Love qui aurait troqué sa guitare saturée et ses hurlements écorchés contre des sons électro calibrés pour les dancefloors et un phrasé hip-hop délavé. Autre temps, autres mœurs…
Née le 1er mars 1987 à San Fernando Valley (Los Angeles, Californie), Kesha Rose Sebert est élevée par une mère célibataire, Pebe Sebert, chanteuse et compositrice en galère, qui doit souvent faire appel à l’aide alimentaire pour élever Kesha et son grand frère Lagan… C’est Pebe qui encouragera sa petite fille à chanter très tôt, et lui apprendra comment écrire des chansons. Peu à peu, la jeune fille enregistre ses propres compositions, et finit même par abandonner l’école à 17 ans pour s’installer à Los Angeles et se lancer dans une carrière musicale – sur les conseils des deux producteurs Dr. Luke et Max Martin. Même si ses débuts sont plutôt difficiles financièrement, l’obligeant à travailler comme serveuse ou télévendeuse, elle se débrouille quand même pour participer à divers enregistrements, en faisant notamment les chœurs pour des singles de Paris Hilton ou Britney Spears, ou en coécrivant des chansons. Elle fera également une apparition dans le clip du I Kissed a Girl de son amie Katy Perry… Mais surtout, sa voix deviendra populaire en apparaissant dans le tube de Flo-Rida Right Round, une participation qui s’est faite "par accident", alors qu’elle se trouvait "par hasard" dans le studio où enregistrait le rappeur, et pour laquelle elle n’a été ni créditée ni payée !
Néanmoins, cette « collaboration » lui mettra le pied à l’étrier, puisqu’elle sera finalement signée par la maison de disques RCA, après avoir été refusée par plusieurs labels. C’est aussi cela qui lui inspirera la typographie de son patronyme, avec l’intégration du sigle « dollar » en guise de « s », pour signifier ironiquement qu’elle est toujours victime de problèmes d’argent… Ce qui ne sera plus le cas longtemps : car après avoir écrit ou chanté pour Miley Cyrus, Pitbull et Taio Cruz, elle sort enfin son premier single en août 2009. Titré Tik Tok, il devient rapidement un énorme tube des deux côtés de l’Atlantique, grâce à sa mélodie totalement imparable, son rythme élastique, ses sonorités électro vintages, ses paroles festives et la voix très particulière de Ke$ha… Sans parler de son clip gentiment potache, qui impose l’image délurée mais rigolote de la chanteuse. Quelques mois plus tard, soit en janvier 2010, sort le premier album de Ke$ha : « Animal ». Il contient une bonne pelletée de hits en puissance (comme les singles suivants : Blah Blah Blah et Your Love is My Drug), et confirme l’image délurée et rock’n’roll de la blonde turbulente – même si sa musique (gorgée d’Auto-Tune) doit réellement plus à la dance, à la pop synthétique et au hip-hop électro qu’au rock. Derrière son look punk/grunge soigneusement étudié, et son attitude de fêtarde invétérée gentiment rebelle, Ke$ha relève finalement plus de la pop-star en devenir que d’une héritière crédible de Courtney Love. Mais c’est peut-être mieux comme ça : une seule Courtney Love c’est en effet déjà largement suffisant !
Le FDJ du 30 janvier 2012
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