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Le coach de l'émission The Voice (entre autres choses !) dévoile aujourd'hui le clip de son nouveau single, extrait de l'album "Grizzly (Ça, c'est vraiment moi)".
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La voix mythique de la chanson française sera dans The Voice, le 5 mai prochain. Pour montrer aux candidats ce qu'est une voix et s'offrir un joli coup de projecteur avant sa tournée.
Lire l'articleLe destin de Jean-Philippe Smet a basculé très tôt.
A un an, sa vie a changé. Comme tous les contes de fée,
son histoire commence par un drame : le divorce de ses parents
et l’impossibilité pour le père de reconnaître
son fils : Léon Smet était marié à une
autre femme…. Le bébé
se voit alors confié à une tante, Hélène,
actrice de cinéma muet et danseuse. C’est avec elle
qu’il partira, à deux ans et demi, vivre à
Londres. Grâce aux filles d'Hélène, Desta surtout, il va se trouver un père de substitution et,
sans le savoir, un nom de scène. Sa cousine s’amourache
en effet d’un artiste américain : Lee Ketchman qui
se fera connaître sous le nom de Lee Halliday. Une voyante ayant prédit à Desta qu’une étoile brillerait bientôt dans la
famille, le petit Jean-Philippe apprend le violon, la guitare et la
danse. A tout hasard. Dès l'âge de neuf ans il monte régulièrement sur
scène pour meubler entre deux numéros d’acrobates
de ses cousines et de son père de cœur. Il découvre
l’Europe, prend goût aux voyages, à la musique et à la transe des applaudissements. Il ne s’en lassera jamais.
Le vrai déclic survient quelques années plus tard, en 1957. Rentré à Paris, sa ville natale, il
découvre le film Loving You où le premier rôle
est tenu par un certain Elvis
Presley. Le futur Johnny se prend le rock en
pleine figure. Entre deux cours de chant et d’art dramatique, il
fréquente donc assidument le Golf Drouot, lieu mythique du
rock français. Il y donne ses premières traductions de
morceaux… d’Elvis
évidemment. Deux ans plus tard, il se présente à
un radio crochet et c’est le début d’une autre
histoire. Son histoire.
Vogue - le label, pas le magazine - le remarque, lui fait signer son premier contrat.
Jean-Philippe Smet devient Johnny Hallyday. Il sort Laisse les
filles en 1960, et malgré la promesse d’un animateur
radio de l’époque qui casse son disque en promettant
qu’on ne l’entendra plus jamais, Johnny s’installe
dans le cœur des français. Il assure les premières
parties de Sacha
Distel ou de Raymond Devos puis, avec des tubes
comme Souvenirs, souvenirs il devient rapidement L’idole
des jeunes.
Les années 60 voient grandir le phénomène
Johnny. Le public de ses concerts frôle l’hystérie
collective, son mariage avec Sylvie
Vartan en 1965 est un évènement
national, et l’armée profite de son passage dans ses
rangs pour lui faire tourner un petit film de propagande visant à
calmer la jeunesse. Bref, Johnny est une star. Rock, Yéyé, ou Hippie,
les vagues qui déferlent sur la musique hexagonale l'entraînent sans
l'emporter. Le surfeur fête même
ses dix ans de carrière au Palais des Sports de Paris, avec
cracheurs de feu, danseurs et fakirs…
La décennie suivante est marquée par quelques tubes
incontournables de l’œuvre du chanteur comme Gabrielle,
Toute la musique que j’aime ou J’ai oublié
de vivre et quelques rencontres marquantes notamment avec le
monumental Jerry Lee Lewis qui l’accompagne sur un morceau.
C’est aussi, il faut le souligner car c’est rare, celle
qui verra l’échec de son projet phare : faire
d’Hamlet un Opéra Rock. Une déception que Johnny effacera d’une tournée triomphante quelques mois plus
tard. Logique quand on sait que la scène a toujours été
l’endroit où il convainc le plus de monde. Même
les plus réticents, reconnaissent que, sur une scène,
il dégage quelque chose d’imparable.
Dans les années 80, sa vie personnelle est bouleversée,
il se sépare de Sylvie
Vartan
et rencontre Nathalie Baye, dont il aura une fille, l'actrice Laura
Smet. Professionnellement, il continue sur sa lancée. Il travaille avec
Daniel
Balavoine et Michel
Berger, investit, entre Octobre 84 et Février
85, le Zénith de Paris pour un marathon de concerts (interrompu
par une syncope sur scène, il y remonte quelques jours plus
tard, contre l’avis des médecins, afin d’honorer
ses dates). Les fans sont toujours au rendez-vous. Toujours plus
nombreux.
Finalement, en près de quarante ans de carrière, le
succès de Johnny ne s’est jamais démenti.
L’artiste peut se targuer de n’avoir jamais connu de
traversée du désert. A part bien sur celle du
Paris-Dakar qui lui permis d’avoir cette phrase devenue
mythique : « Tu te rends compte, si on n’avait
pas perdu deux heures et demies, ça ferait deux heures et
demies qu’on serait arrivés ». Mais, ses
sorties, sa marionnette au Guignols, comme ses chansons font de
Johnny le monument qu’il est devenu. Cali
se demandait d’ailleurs dans une de ses chansons combien de
jours de deuil national suivraient la
mort de Johnny…
Il faut dire qu’aujourd’hui encore, après avoir
fêté ses anniversaires au Parc des Princes ou au Stade
de France, après avoir chanté sous la tour Eiffel ou
à Las Vegas, et s’être vu consacré une fiction où il tient
son propre rôle (Jean-Philippe de Laurent Tuel) chacun
de ses albums est un évènement. Parce qu’il
s’entoure des plumes les plus efficaces de la chanson française
(Jean-Jacques
Goldman, Pascal
Obispo ou Gérald
de Palmas) et qu’il sent son époque
(Il a invité Jenifer à chanter avec lui sur scène alors qu’elle sortait
à peine de la Star Ac) il reste une idole. En 2009, par
respect pour son public, Johnny Hallyday a pourtant décidé
de se lancer dans une grande tournée d’adieux. Beaucoup
espèrent que ce n’est qu’un au revoir...
(Source : AlloMusic)
Micro-trottoir Johnny Hallyday
10/01/2011
15/06/2011
16/05/2011
04/05/2011
04/05/2011