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Spiritualized fait la promo de son prochain album avec un clip de dix minutes interdit au moins de 18 ans, Hey Jane.
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Depuis peu réexhibé par quelques groupes tendance, le bandana est un accessoire musical.
Lire l'articleSi le rock était un royaume, Jimi Hendrix en serait sans conteste l’un de ses plus éminents monarques. Une coiffure façon pop-corn accompagnée de riffs de guitare novateurs ont forgé la renommée de ce coureur de jupons au talent irréfutable.
Enfance et pauvreté
Fils du jardinier, accessoirement danseur de jazz, Al Hendrix, et de Lucille Jeter, Johnny Allen Hendrix naît le 27 Novembre 1942 dans l’Etat de Washington, aux Etats-Unis. Son père est absent, parti pour la guerre dès avant l'heureux événement. Pessimiste ou frivole, Lucille ne l'attendra pas. Elle part pour le Canada avec son nouvel amant, l’alcoolique et brutal John Williams. Les premières années du petit Johnny se passent donc pour l'essentiel à Vancouver, entrecoupées de fréquents séjours chez sa grand-mère et sa tante. Démobilisé en 1945, son paternel vient finalement récupérer femme et enfant et installe à Seattle la cellule familiale réunie. Un an plus tard, il lui prend de changer le nom de son fils en James Marshall Hendrix pour rendre hommage à son frangin, décédé une vingtaine d’année plus tôt ; pour l’occasion, il offre à l'enfant une harmonica, que Jimmy délaisse assez rapidement. En 1948, le couple donne un petit frère à James : Leon Hendrix. Miné par l’alcool et la pauvreté, le couple parental se brise pourtant en 1951, traumatisant ainsi l’enfance des bambins qui en bavaient déjà suffisamment comme cela ; au final Al se voit confier la garde des 2 enfants.
Passée sa première dizaine d’années, Jimmy devient grand fan d’Elvis et s’amuse à singer son idole avec un balai pour tout accessoire. Son père, ayant remarqué la paille au pied de son lit, lui donne un ukulélé à une corde qui sera bien vite remplacé par une véritable guitare de droitier aux cordes inversées : Jimmy, le gaucher de légende a alors 15 ans. Il apprend seul à se servir de cet instrument dont la pratique intensive a pour effet d’affecter ses résultats scolaires, mais l’avenir lui donnera raison !
Un drame vient soudainement frapper à la porte de notre ami en février 1958 : la mort de sa mère, des suites d'une tuberculose.
L’amorce
Passant outre la douleur et sous l’influence de Muddy Waters et Chuck Berry, il rejoint son premier groupe : the Velvetones. Papa Al, qui connaît la musique et reconnaît un musicien né, lui offre pour l'occasion sa première gratte électrique : une Supra Ozark 1560s d’un blanc éclatant.
Un an plus tard, il effectue ses premiers déhanchés sur scène au sein de sa nouvelle formation, les Rocking Kings, un groupe de reprises qui décroche la seconde place au concours du « Meilleur groupe de l’Etat ». Jimmy a 17 ans. Obsédé par la musique, il arrête ses études, au grand désespoir d’Al qui tente par tous les moyens de le convaincre de les reprendre… sans succès.
Suite au split des Rocking Kings, il rejoint Thomas and the Tomcats, musiciens avec lesquels il tourne dans différents clubs de Vancouver, dont le fameux « Spanish Castle » qui inspire l’ami Jimmy au point de lui dédier la chanson Spanish Castle Magic.
Impliqué dans une affaire de vol de voiture en 1961, un choix difficile s’offre à lui : l’armée ou la taule. C’est ainsi qu’il se retrouve dans le Kentucky, à Fort Campbell exactement, avec une casquette de bidasse, affecté à la 101ème aéroportée. Cette étape est d’importance puisqu’il y rencontre le bassiste Billy Cox avec qui il forme le groupe King Casual, son père lui ayant envoyé sa guitare entretemps. Jimmy ne perd donc pas la main et tourne à la caserne ainsi que dans les troquets des environs. Il finit par se faire réformer de l’armée pour une fracture à la cheville, certaines mauvaises langues insinuent que ce vil coquin aurait simulé.
Libre et plein de vie, Jimmy se lance et joue avec plusieurs groupes de Rythm’n Blues sous le pseudonyme de Jimmy James, arpentant la plupart des clubs afro-américains du continent ; c’est lors d’une tournée dans le sud du pays qu’il apprend à jouer avec les dents.
En 1962, il retourne à Seattle et rejoint Bobbie Taylor & the Vancouvers avant de débuter une tournée Américaine au coté de Georges Odell en Janvier 1963. De New York à Nashville, Jimmy rencontre Steve Cropper : le guitariste d’Otis Redding ainsi qu’Albert King.
C'est avec Little Richard and the Upsetters, rejoints fin 1964, qu'il commence à délaisser le blues pour le Rock’n Roll. Il s’inspire du look extravagant de son chanteur avant de se faire volontairement renvoyer en 1965, lassé de réclamer en vain ses cachets. A New York, Jimmy pose ses valises à Harlem et commence à jouer avec des artistes de légende tels que Ike & Tina Turner, The Isley Brothers, Joey Dee and the starlighters ou encore Chuck Jackson.
Après plusieurs apparitions dans divers albums, le jeune surdoué commence à en avoir ras le casque de jouer la musique des autres, ce qui ne l’empêche pas de jouir des avantages de ce mode de vie insouciant. Séduisant, il multiplie les conquêtes faciles. L'une d'elles, la très discrète Diana Carpenter, accouche d'une petite Tamika. Sans avoir été consulté, ni même informé, Jimmy devient père en 1967...
Dieu est noir
A présent installé à Greenwich village : haut lieu de l’art New Yorkais, notre héros forme son propre groupe Jimmy James & The BlueFlames et s’essaie au chant pour la première fois, l’influencé par les albums de Bob Dylan. Il commence à se tailler une solide réputation grâce à ses nombreuses représentations au café Wha ? où les Rolling Stones le voient jouer pour la première fois. Chas Chandler, bassiste des Animals passe également par là. Impressionné par les solos virtuoses, il lui propose de venir en Angleterre ; ce que Jimmy accepte à une condition : rencontrer Eric Clapton.
Le 21 Septembre 1966, il pose le pied sur le territoire anglais. Le processus de déification est en marche. Ces chers buveurs de thé transforment le prénom Jimmy en Jimi, plus simple à retenir : celui-ci ne le quittera plus. Une semaine plus tard, Jimi se met en quête de musiciens et trouve Noel Redding à la basse puis Mitch Mitchell à la batterie ; ensemble ils immortalisent le trio Experience. Peu après c’est la rencontre tant attendue avec Clapton ; ces deux là s’entendent comme larrons en foire et se rendront visite régulièrement. Jimi s’installe alors avec Chas dans l’ancien appartement de Ringo Star avant d’entamer sa tournée des bars londoniens. Le premier gros concert se passe à l’Olympia en première partie de notre Johnny national, qui laissera le public complètement médusé par cette extravagante entrée en matière !
L’Heure du premier enregistrement sonne enfin et c’est le single Hey Joe ! qui voit le jour en décembre 1966 en Europe. En 1 mois ce tube se positionne en 6ème place des charts anglais, débouchant sur une tournée endiablée : la reconnaissance arrive enfin, aidée par les costumes colorés et les destructions systématiques de guitares pendant les concerts. 6 mois plus tard sort son premier album « Are you experienced ?», au coude à coude avec l’album des Beatles : « Sergent Pepper’s lonely heart club band ».
Il s'en retourne aux USA pour conquérir les tympans de ses compatriotes avec l’appui de Warner Bros qui l’accueille à bras ouverts. Le soutien de Paul Mc Cartney permet à Jimi de s’immiscer dans quelques grands festivals américains, où il rencontre un succès rapide, porté par une déferlante hippie amoureuse de son jeu de scène et de morceaux tels que Like a Rolling Stone et Can you see me. Devenu prophète en son pays, il partage les planches avec des pointures comme Simon & Garfunkel, les Who et Jefferson Airplane. En été sort le single The burning of the midnight lamp puis en novembre l‘album « Axis :Bold as Love », enregistré à Londres, avec son lot de textes d’une rare poésie et toujours cette pâte rock’n roll inimitable ; il profite de ce passage studio pour reprendre la chanson All along the Watchtower de Dylan avant de s’engager dans une tournée mondiale pour fêter l’évènement. Quelques destructions de chambres d’hôtel plus tard, et après une série de jams avec John Lee Hooker ou B.B. King, il remet ça 6 mois plus tard. Il enregistre LE double album « Electric Ladyland » qui restera ancré dans les esprits comme LA production ultime de Jimi Hendrix et the Experience. Un jeu toujours plus précis et psychédélique, un imaginaire sonore sans limite, du pur génie ! La critique se prosterne, le magazine Billboard le sacrant meilleur artiste de l’année 1968. Un couronnement suivi d'une mise à mort, celle de l’Experience, les 3 compères se dirigeant chacun vers des projets personnels. Cette séparation n’empêche pas Jimi de participer à l’un des plus grands festivals de l’histoire se déroulant en 1969: Woodstock. C’est à cette occasion que l’on découvre sa nouvelle formation baptisée Gypsy Sun and Rainbow qui met le feu à la plaine avec un Voodoo Child déchainé suivi d’un Purple Haze à décrocher les mâchoires. Renommé Band of Gypsies, Jimi et son groupe continuent de se produire en 1970 en compagnie de Buddy Miles et de son vieux camarade Billy Cox.
Rien ne dure
Eclaboussé par des affaires de drogues et des concerts bâclés, le groupe est dissout 2 mois plus tard. Jimi collabore ensuite avec quelques grands noms tels que Stephen Stills sur le morceau « Old Time, Good Time » et avec Eric Clapton sur « Go Back Home » avant de débuter la tournée « Cry of Love Tour» en Avril 1970. Ayant fait construire son propre studio "Electric Lady", il se met à bosser son nouvel album épaulé par Eddie Kramer. Il n’aura pas le temps de le terminer. Billy Cox est rapatrié d’urgence pour cause de catatonie et les problèmes de drogues de Jimi s’amplifient au point d’entrainer l’annulation de certains concerts.
Le 18 septembre 1970, Jimi est retrouvé endormi dans sa chambre d’hôtel. Un sommeil si lourd qu’il est impossible de le réveiller… De nombreuses controverses existent sur les causes de sa mort : la plus vraisemblable reste celle où Jimi Hendrix avale des somnifères et meurt étouffé dans son vomi ; d’autres affirment qu’il aurait succombé à une overdose.
Le passage éclair de Jimi Hendrix dans les hautes sphères musicales laisse des traces. Un génie du plectre impossible à oublier, un idéal technique inspirant Satriani et Malmsteen. Le Roi est mort et sa succession parait presque impossible : Long live the Voodoo Child !
04/03/2011
06/01/2011
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