Artiste : faites-vous connaître, diffusez vos propres morceaux, mélangez-les à vos titres préférés dans vos playlists
S'inscrire pour créer sa fiche artiste
À l'occasion du Black History Month, plusieurs artistes se produiront devant Barack Obama. Parmi eux, Mick Jagger, Jeff Beck et B.B King.
Lire l'article
Les deux légendes de la guitare joueront ensemble cet hiver.
Lire l'articleLe chien fou du rock anglais. Il aboie pour un oui, pour un non. En fait, c'est toujours lui qui dit non (il a refusé une place de 1ère gachette chez les Stones quand Mick Taylor a fait ses valises). Et quand on lui dit oui, il grogne. Blues, Jazz Rock, Rockabilly, Hard Rock, Electro, il a touché à tout.
Geoffrey Arnold Beck (24 juin 1944, Wallington, GB) effectue ses 1ers pas notables dans la musique en jouant pour Screaming Lord Sutch Dracula's Daughter (1964). Puis en intégrant les Tridents. Les choses sérieuses commencent en 1965 lorsqu'il remplace Eric Clapton au sein des Yardbirds. Sur la recommandation de Jimmy Page avec qui il est pote. Et qui, en tant que requin de studio, connaît tout le monde. Les deux lascars se retrouveront d'ailleurs très vite, Page rejoignant les Yardbirds en 1966 comme bassiste d'abord, puis guitariste – faut pas déconner. Cette formule à deux mâles dominants dans la même cage ne durera que 6 mois. Beck se casse pour former le Jeff Beck Group. Son bilan avec les Yardbirds est cependant positif, cf. l'album "Roger The Engineer", en 1966, où il s'essaie à toutes sortes d'expérimentations guitaristiques, fuzz, distorsion, feed back) sur le single.
Le Jeff Beck Group compte en ses rangs Rod Stewart, Ron Wood et Nicky Hopkins ("Truth" 1968, "Beck-Ola "1969). L'ambiance étant au beau fixe, le groupe explose en 1969. Stewart et Wood partent fonder les Faces. Beck cherche alors à s'acoquiner avec Tim Bogert et Carmine Appice (Vanilla Fudge), mais le projet dérape suite à un accident de voiture qui l'immobilise durant 1 an. Quand il revient, Bogert et AppiceCactus. Du coup, il remet le couvert avec un nouveau Jeff Beck Group d'obédience Rhythm 'n' Blues/Jazz/Soul ("Rough And Ready" 1971, "Jeff Beck Group" 1972). Cactus se sépare en 1972 et Beck en profite : le power trio Beck Bogert Appice est né. Mais la montagne accouche d'une souris. En effet BBA n'enregistrera qu'un album (Beck Bogert Appice (1973), avec la reprise du Superstition de Stevie Wonder) et 2 live. Beck ont formé part durant les sessions du 2nd album. 3 coqs dans le même poulailler, c'est toujours 2 de trop.
Son retour est une surprise puisqu'il a effectué un virage à 90 degrés. "Blow By Blow" (1975) est un album instrumental et surtout Jazz Rock. Et c'est un hit. Pourtant le public a de quoi être désorienté. Il s'en fout, persiste avec "Wired" (1976). Tout ça sous son nom. C'en est fini des groupes, désormais c'est lui tout seul. Cela le libère-t-il ? C'est à croire car depuis seules ses envies, on allait dire ses caprices, paraissent orienter sa carrière. Si "There and Back" (1980) creuse le sillon Jazz Rock, "Jeff Beck's Guitar Shop" (1980) le ramène au rock, tandis que "Crazy Legs" (1983) est un hommage à Cliff Gallup, guitariste de Gene Vincent. Le disque "Jeff" (2003) le voit, lui, s'essayer à une sorte de fusion Hard Rock/Electro assez convaincante. Le morceau Plan B lui vaut même un award : Best Rock Instrumental Performance. Surprenant, ce Beck. Une fois de plus.
(Source : AlloMusic, Eric Tessier)
14/05/2010
14/05/2010
14/05/2010
14/05/2010