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Ce vendredi 16 mars, la soirée de gala destinée aux Restos du Cœur s'appelait Le Bal des Enfoirés. On était invités. Donc devant la télé.
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Le magazine Challenges vient de dévoiler le classement des chanteurs français qui ont remporté le plus d'argent l'année dernière.
Lire l'articleA Jean-Louis Aubert rien d'impossible. Les difficultés insurmontables, il s'en joue depuis toujours ou presque. Au milieu des années 70, au cœur du XVIe arrondissement de Paris, l'ado rebelle des quartiers bourgeois choisit de fonder un groupe de rock. Ici et maintenant. Trop facile ? Pour corser le projet, Jean-Louis impose une contrainte originale: tous les textes seront écrits - par lui pour la plupart- en français. En ces temps « d'anglomania » universelle, le défi est audacieux. Le succès sera pourtant immédiat. Et durable. Si, à vaincre sans péril on triomphe sans gloire, l’histoire semble prouver que ça marche aussi dans le sens inverse…
Fils d’un sous-préfet, Jean-Louis est un garçon indiscipliné et caractériel. Les études ne l’intéressent que moyennement. Il leur préfère les filles et la musique (pour rendre un hommage délicat à ses deux passions, il fondera un premier groupe au nom poétique : Masturbation). Le bac en poche - là, ça ne relève pas de l’impossible, mais du miracle- le jeune homme décide d’aller sillonner les États-Unis. En 1974, accompagné d’un ami d’école, il vit la guitare à la main, se déplace en auto-stop et fait la manche en chantant Bob Dylan et les Rolling Stones dans le fantasme de Woodstock. Mais les hippies sont déjà revenus de leurs rêveries et, après quelques mois d'errance, Jean Louis rentre à la maison.
A Paris, il rencontre Richard Kolinka et Daniel Roux qui viennent d’écrire… un opéra. Le chanteur tombe sous le charme et décide de monter un nouveau groupe à leur côté. Le nom de ce deuxième essai est malheureusement moins parlant que le premier. Sa musique aussi. Semolina ne sortira qu’un seul 45 tours à l’été 76 avant de disparaître. Résultat Richard Kolinka qui a loué une salle pour un concert en novembre se retrouve sans groupe. Il convoque alors quelques amis proches avec qui il a l’habitude de jouer dans les caves. Un guitariste, Louis Bertignac, une bassiste, Corinne Marriennau, et bien sûr, au chant, Jean-Louis Aubert. Entre reprises et premières compos persos (déjà Hygiaphone), le quatuor encore anonyme enflamme les six cents personnes du public. Téléphone, le plus grand groupe de rock français (grâce à eux cette phrase n’est plus un non-sens) est né.
Un film (Téléphone Public, de Jean-Marie Périer) , cinq albums studios, des hymnes pour toute une génération (La bombe humaine), une flopée de concerts gigantesques au Palais des Sports ou à la Fête de l'Huma, quelques premières parties fabuleuses (Iggy Pop ou les Rolling Stones) et dix années plus tard, le groupe se sépare pour de sombres histoires d'égos. D’un côté on retrouve donc Les Visiteurs avec Corine et Louis et de l’autre Aubert’n Ko,
avec Jean-Louis et Richard. Mais là encore, les individualités
reprennent le dessus. Jean-Louis Aubert attaque sa carrière solo en
1989. Les mauvaises langues prédisent que ça ne marchera jamais.
Évidemment, ils se trompent. Depuis des années, Jean-Louis Aubert
multiplie les albums studios, les tubes et les tournées à succès. Entre
rock et chanson française, il a même collaboré au dernier album de Barbara et hérité du statut de Mick Jagger Français. Il défie quiconque de trouver mieux. C'est impossible...
(source : AlloMusic, Nicolas Roux)
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