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Cette semaine, le p'tit Nicolas se trouve une devise et vous demande de lui rendre service.
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Au programme de votre soirée parisienne du 01 juin.
Lire l'article"Il faut plaisanter sur tout", est le mantra de Jacques Dutronc. Avec son attitude nonchalante et son style provocateur, l'une des plus fameuses figures populaires de la chanson française a bâti au fil des ans un impressionnant CV autour de ses deux principaux amours, la musique, et le cinéma.
Né en 1943 à Paris, il joue dans un premier groupe éphémère, El toro et Les Cyclones. Une première collaboration qui a le mérite de le faire connaître des Fantômes, pour qui il compose le titre "Fort Chabrol", qui deviendra "Le temps de l’amour" dans la bouche d'une jeune chanteuse, Françoise Hardy, qu’il épousera en 1981, après de longues fiançailles - ils se fréquentent depuis 1967 - et qui lui donnera un fils, Thomas Dutronc, dont l'album de jazz manouche a marqué la scène française en 2009.
Mais pour l'heure, Jacques Dutronc n'est encore que l'un des guitaristes d'Eddy Mitchell. Et le reste jusqu'à son départ pour le service militaire, en Allemagne comme Elvis Presley ou les deux Johnny Cash et Hallyday.
En rentrant, en pleine période yéyé, il devient co-directeur artistique des Editions Alpha de Jacques Wolfsohn, puis directeur artistique du label Vogue. Le temps d'attendre que son destin bascule. Ce qui arrive le jour où Jacques Lanzmann le choisit, un peu par hasard à l'en croire, pour interpréter un texte qu'il vient d'écrire : Et moi, et moi, et moi... sera le tube de l’été 1966, et marque le début d'une collaborration fructueuse. S’ensuit une myriade de titres accrocheurs comme Les gens sont fous, Mini, mini, mini, J’ai mis un tigre dans ma guitare, L’opportuniste, j’en passe et des meilleurs.
Passionnante musicalement, cette deuxième partie des années soixante sera l'âge d'or du couple Dutronc/Lanzmann, récompensée par un premier disque du même - précieux - métal - plus d’1 million d’exemplaires vendus -, et des titres décalés à l’humour iconoclaste comme Les play boys, J’aime les filles, Les cactus ou Il est 5h, Paris s’éveille. La Dutroncmania est alors à son sommet. Sa personnalité de dandy charmeur et distant à la fois n’y est pas pour rien.
En 1970, Lanzmann et Dutronc se brouillent. Le chanteur, qui se mêlait déjà de coécrire les paroles, tout en composant et jouant les musiques -Dutronc
joue de la guitare, du piano, de la batterie et de l’accordéon - fait
appel au dessinateur Fred. Le résultat est moins spontané, même si de
très belles chansons comme "A la vie à l’amour" et "Le petit jardin"
voient le jour.
La chanson le lasse, le cinéma l'attire. Son ami Jean-Marie Périer lui offre un premier rôle en 1973 : Antoine et Sébastien marque le début d'une carrière d'acteur qui ne s'interrompra plus, pas même lorsqu'il reviendra à la chanson à partir des années 80 - Guerre et pets, C’est pas du bronze, CQFD ou Merde in France. Au début des années 90, il obtient un César du Meilleur Acteur pour son Van Gogh - de Maurice Pialat, 1991 - et se produit au Casino de Paris - 1992 - pour un spectacle qui donnera lieu à un album, un DVD - toujours réalisé par Jean-Marie Périer - et une tournée devant des salles combles.
Plusieurs albums suivront, comme "Brêves rencontres", coécrit avec son fils Thomas en 1995, et "Madame l’existence" en 2003. Après 16 ans d’absence, il retrouve la scène en 2009 lors d'une tournée française de 50 dates. Pour quelqu’un qui dit être tombé dans la chanson par hasard, le dandy aux yeux bleu pâle a quand même publié plus de quarante deux 45 tours entre 1966 et 1992 ainsi que 19 albums entre 1966 et 2004 !
Sa longue carrière cinématographique l’a vu jouer dans plus de 40 films entre 1973 et 2007, devant des réalisateurs souvent prestigieux. Outre ceux déjà cités, Andrzj Zulawski - L’important c’est d’aimer, 1975 -, Mado - Claude Sautet, 1976 -, Sauve qui peut la vie - Jean Luc Godard, 1980, où Dutronc est également scénariste -, et plus récemment Embrassez qui vous voudrez de Michel Blanc.
Au total, toutes performances confondues, un parcours de stakhanoviste pour un dilettante auto-proclamé, qui a dit un jour "Travailler d’accord, encore faut-il avoir le temps".
(Source : AlloMusic, Julien Deverre)
15/09/2010
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