Artiste : faites-vous connaître, diffusez vos propres morceaux, mélangez-les à vos titres préférés dans vos playlists
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Trente ans. Trente ans que tous les ans, le jour le plus long de l'année, on fête la musique toute la nuit. Tour d'horizon de ce qui vous attend ce mardi 21 juin à Paris et en Île-de-France.
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Pour les dix ans du festival qui se déroulera du 12 au 14 août, la programmation est d'un niveau très élevé.
Lire l'articleHindi Zahra aime le luxe. Quand elle a commencé à tourner sur les petites scènes hexagonales (comprenez ici tous les endroits où la musique n’est pas interdite) vers 2005, les maisons de disques se sont précipités à ses pieds de princesse berbère. Elle a repoussé leurs offres et préféré attendre. Le bon moment ou le bon feeling. Sûre d’elle et de son talent, Zahra (oui, Zahra c’est son prénom, et Hindi son nom. C’est étrange certes, mais comme c’est une artiste, on ne dira rien) n’a rien voulu précipiter. En pleine crise du disque, elle s’est offert le temps de grandir sur scène et de choisir.
Enfant déjà, elle
était contemplative. Berbère née au Maroc d’un père militaire et d’une
mère au foyer, elle a passé des heures entières à écouter les guitares
postpsychédéliques de ses oncles, les grands airs du raï, du blues ou
les divas égyptiennes, et à se laisser apaiser par la nature. Une
sensation qu’elle retrouvera à 18 ans, alors qu’elle rejoint son père à
Paris, quitte l’école et se trouve un petit travail au musée du Louvre.
L’art et la finesse des peintres flamands la touche, la calme et
l’inspire. Le soir, en secret, elle se met à écrire ses premières
chansons. Quelque chose de mélancolique et de mélodique, comme un
soulagement et une évidence. La nuit porte ses fruits.
Décidée à essayer de
vivre de musique, Hindi Zahra prête sa voix à quelques chœurs pour des groupes de hip-hop.
Juste le temps de comprendre qu’elle a besoin de plus que de samples
qui tournent en boucle pour trouver son bonheur. Retour donc dans sa
chambre. En
un an, elle griffonne une cinquantaine de titres dont le sublime Beautiful Tango. Elle navigue du côté
du collectif Black
and White Skins monté par Spleen, fait quelques
apparitions sur scène ou dans des cafés. Simple et géniale, alchimiste,
elle transforme tout ce qu’elle chante en or, elle convainc n’importe
quel public et séduit les professionnels. Jusqu’à Alain Souchon, qui l’appellera à
l’aide pour des soucis de prononciation sur Sidi Ferouch.
C’est finalement le
prestigieux label Blue Note qui sort le premier album de l’artiste au jazz métissé et
transcendantal. "Hand Made" paraît dans les bacs en 2009. Porté par le morceau qui avait
déjà fait son effet sur quelques chanceux, Beautiful Tango, et par le très
prends-moi-la-main-ferme-les-yeux-et-chante-avec-moi-mon-frère Our Soul, il rencontre un joli
succès et rafle même le prix Constantin 2010 devant Camélia Jordana, Stromae et Ben l’Oncle Soul. Moins efficace en
studio que sur scène, Hindi Zahra est repartie le soir même de sa récompense sur sa tournée,
avant un premier passage à l’Olympia en mai 2011 qui devrait en appeler d’autres.
On n’a pas fini de danser sur son tango !
06/01/2011
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