Artiste : faites-vous connaître, diffusez vos propres morceaux, mélangez-les à vos titres préférés dans vos playlists
S'inscrire pour créer sa fiche artiste
Le festival des Francofolies de La Rochelle a battu son record de fréquentation entre le 12 et le 16 juillet.
Lire l'article
Il n'y a pas que les gros festivals mainstream dans la vie : quelque part en France, d'autres événements attirent l'attention. Découverte de nos coups de cœur de juillet.
Lire l'articleTrois messagers du tango libre que l’on croirait sortis tout droit d’un film de gangsters, voila pour l'image des Gotan Project. Si on branche le son, on découvre une formation aux accents électro qui se joue des conventions musicales pour offrir aux auditeurs déboussolés un revival inattendu.
L’histoire de Gotan Project naît à Paris en 1995 de la rencontre de 2 DJ : Phillipe Cohen-Solal, ancien compositeur et conseiller musical pour le cinéma et Christoph H. Müller. Agés de 33 et 39 ans, ils créent le label Ya Basta ! inspiré par la lecture de l’ouvrage révolutionnaire du sous-commandant Mexicain Marcos.
Leur style est immédiatement affirmé, alliant électro et sonorités Sud Américaines. Ils l'imposent avec diverses formations comme Stereo action unlimited, PCS Mind Food, Fruit of the loop et Boys from Brazil. Une rencontre décisive avec Eduardo Makaroff, argentin de 44 ans pratiquant la guitare et le chant sur des ondes Tango, va infléchir leur orientation mélodique ; c’est qu’il a de sérieuses références l’Eduardo, puisque à son arrivée à Paris il se voit proposer la place de chef d’orchestre du club tango de la Coupole !
C’est ainsi que nait Gotan Project en 1999, nom qui, à l’instar de certains textes de rappeurs du 93 utilise le verlan de tango pour se donner un air cool. La bossa nova et le milonga sont à l’honneur, divinement interprétés par une flopée d’instrumentistes doués tels que la violoniste danoise Line Kruse. Pour le tango, une place est à prendre. Gotan Project s'y attelle avec un line up 100% latino : 3 argentins, Nini Flores au bandonéon, Edi Tomassi aux percussions, et Gustavo Beytellmann au piano et une chanteuse catalane, Cristina Vilallonga.
El Capitalismo Foraneo/Vuelvo al sur sort en 2000 sous forme de maxi, distribué partout dans le monde avec un tirage limité à mille exemplaires. Quelques mois plus tard paraît un deuxième maxi Triptico/Last Tango in Paris qui sera vivement remarqué dans le milieu pour l'originalité de son inspiration et la qualité des mixages. Après un troisième maxi en avril 2001 - Santa Maria(Del Buen Ayre)/Chunga’s revenge - arrive le au très attendu premier album « La Revancha del Tango » . Les éloges pleuvent - " créatif musicalement et visuellement" , "des mises en scènes dignes du cinéma" - qui jalonnent leur tournée européenne. Disque d’or au Portugal, « Best Newcomer » aux BBC World Music Awards, le vieux continent leur fait un triomphe, prélude à une tournée mondiale en 2003.
Gotan project fait ensuite quelques apparitions sur des compilations, mais aucune nouvelle production en vue… jusqu’en Avril 2006. Sans tambour ni trompette, surgit ex nihilo la seconde galette, « Lunático », avec la participation de nombreux artistes tels que Calexico, Koxmoz ou encore Jimi Santos. Un son latino épicé et toujours cette dimension électro appuyée par de lourdes percussions permettent à cet album de convaincre les derniers sceptiques.
Un coup d'éclat suivi d'un nouveau silence.
Alors que les afficionados se désespèrent, les guérilleros sont de retour en 2010 avec un « Tango 3.0 » qui sonne véritablement blues. De nouveaux invités tel que le chanteur Melingo ou l’écrivain Julio Cortázar participent à ce festin mélodique qui mêle les sonorités du Brésil à celles de la Nouvelle Orléans.
Avec 2 lives et 3 albums en 15 ans, Gotan project prend son temps mais ne le perd pas : toujours plus de old school, remis au goût du jour par des musiciens actuels qui ne sont pas près de lâcher le morceau !
Ya Basta !
Gotan Project @ Allomusic
14/05/2010
25/10/2010
16/06/2010
30/04/2010
30/04/2010