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Les membres du groupe Gorillaz ne s'accorde plus ! Quinze ans après leurs débuts, ils pourraient bien se séparer.
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Damon Albarn travaille énormément, on le sait, mais son talent ne lui permet hélas pas encore d'être partout à la fois et de pouvoir suivre dix projets en même temps.
Lire l'articleNé de l’imagination du chanteur/compositeur Damon Albarn (Blur) et du dessinateur anglais Jamie Hewlett, Gorillaz est à ce jour le groupe virtuel le plus célèbre du monde (une performance officiellement ratifiée par le Guiness Book -en même temps, entre Ilona Mitrecey et Alvin et les Chimpmunks, on a connu plus menaçant niveau concurrence). Véritable phénomène multimédia, l’univers Gorillaz combine les domaines de la musique, du graphisme, de l’animation et de l’internet, n’en finissant plus de fasciner des millions de fans à travers la planète. Le concept originel remonte à 1998, lorsque Albarn et Hewlett, alors colocataires, décident de créer un groupe virtuel pour se moquer du manque de substance des groupes qui passent à longueur de journée sur MTV. Musicalement, on a tendance à prendre pour origine la participation en 2000 de Damon Albarn à l’album "Deltron 3030" du rappeur Del the Funky Homosapien et du producteur Dan the Automator : à la croisée de la pop, du hip-hop et de l’électro, le morceau Times keeps on slipping définit en effet les bases du "son Gorillaz". On peut également déceler des signes avant-coureurs chez Blur (Death of a Party sur l’album "Blur", 1997) et l’admiration sans borne de Damon Albarn pour les Specials (dont on peut d’ailleurs entendre la rythmique du classique Ghost Town samplée sur le morceau Slow Country).
Après avoir posé quelques jalons avec le maxi "Tomorrow comes today", Gorillaz met le feu aux poudres début 2001 avec le single Clint Eastwood, qui cartonne à échelle planétaire, porté par un clip ahurissant parodiant les films de zombies (un thème récurrent chez Jamie Hewlett) ou le légendaire Thriller de Michael Jackson. Dès le départ, chaque membre du groupe – à savoir 2D, Murdoc, Noodles et Russel - se voit gratifié d’une histoire de fond plutôt solide ainsi qu’une demeure, les Kong Studios, où ils vivent et enregistrent ensemble (détournement perverti des émissions de télé-réalité) - on peut d’ailleurs en faire la visite virtuelle sur le site officiel du groupe. Outre Albarn, Del et Dan the Automator, l’album "Gorillaz" comporte des participations de Miho Hatori (Cibo Matto), Tina Weymouth (Talking Heads) et Ibrahim Ferrer. Toujours plus innovantes, les vidéos des singles "Tomorrow comes today", 19-2000 et Rock the House imposent enfin Gorillaz comme une entité incontournable de ce début de nouveau millénaire.
Après un DVD ("Phase 1: Celebrity
Takedown"), une compilation de faces B ("G-Sides"), un album de remixes
dub ("Laika Come Home"), une apparition éclair sur la bande originale du
film Blade 2 (en fait le rappeur Redman posant sur l’instru de
19-2000) et un morceau inédit sur le 11 septembre (911, avec le
groupe D12 – sans Eminem mais avec Terry Hall, ancien chanteur
des… Specials !), des rumeurs commencent à enfler sur un éventuel film Gorillaz.
Le projet capotant à plusieurs reprises, Albarn se rabat sur la composition d’un
deuxième album, dont le producteur attitré sera cette fois Danger Mouse
(Gnarls Barkley). Précédé du single Feel Good Inc. et d’une
campagne de marketing viral sur le net (Reject False Icons), "Demon Days"
sort au printemps 2005 et aligne un casting plutôt savoureux: De La Soul,
Neneh Cherry, Roots Manuva, Shaun Ryder (Happy Mondays) ou
l’acteur Dennis Hopper. Et si l’histoire qui se déroule entre la première
(Feel Good Inc.) et la dernière vidéo (le single El Mañana)
relance les rumeurs de film, c’est en fait un livre "autobiographique" qui voit
le jour l’année suivante, en même temps qu’un nouveau DVD ("Phase 2: Slowboat
to Hades") et un nouveau recueil de faces B ("D-Sides"). Après un
nouveau hiatus pendant lequel Albarn et Hewlett auront monté le spectacle
"Monkey: A Jouney to the West", la paire a annoncé en janvier 2009 qu’elle
s’était remise au travail en vue d'un troisième Gorillaz.
(Source : AlloMusic, Michael Rochette)
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