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INTERVIEW : GéRARD DARMON
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A CHAUD : MANU KATCHé, GéRARD DARMON ET PARTICK BRUEL PARLENT D'ALLOMUSIC
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Gérard Darmon, c’est d’abord une gueule. Une grande, handicap pour une scolarité paisible, et une belle, atout incontestable pour attirer les jeunes filles et les producteurs. Très logiquement, il interrompt tôt des études secondaires où il s’ennuie ferme pour s’essayer à la comédie et suivre l’enseignement de son premier mentor, Bernard Bimont. Sa passion de la scène l’entraîne du côté de ces petits cafés-théâtres qui fleurissent dans le Paris dans les années 70. Il y croise la génération de comédiens qui bientôt envahiront les écrans : Coluche, Gérard Lanvin, Miou Miou, Gérard Jugnot ou Michel Blanc entre bien d’autres, dont un futur ami de 30 ans, Jean-Pierre Bacri.
Dès 1973, il fait ses débuts cinématographiques dans une comédie triomphale, Les aventures de Rabbi Jacob, du maître incontesté du genre, Gérard Oury. S’en suit une décennie discrètement active, où il enchaîne les seconds rôles, jusqu’à un film étrange et pénétrant, Diva de Jean-Jacques Beneix, en 1980. Succès public et critique, Diva infléchit le cours de sa carrière, le laissant dès lors libre de choisir ses projets et ses compagnons de route. Alexandre Arcady – Le grand pardon, Tony Gatlif – Les princes, Gaspard et Robinson, Claude Lelouch – Il y a des jours et des lunes, La belle histoire - ou Alain Chabat – La cité de la peur, Astérix : Mission Cléopâtre - s’attacheront tour à tour ses talents, dramatique ou comique.
Après un mariage et deux enfants avec la comédienne Mathilda May, Gérard Darmon décide de rendre publique sa passion de toujours, la musique. Guitariste, danseur et crooner, l’acteur à la voix profonde enregistre en 2003 un premier album, Au milieu de la nuit. Suivi, en 2006, d’un deuxième, Dancing marqué par une étonnante reprise du Mambo italiano de Dean Martin. Son timbre grave, basse travaillée à la Malboro red, séduit jusqu’aux foules québécoises, un succès qui débouche sur un troisième opus très attendu, On s’aime en 2009. Issu d’une collaboration avec sa nouvelle famille cinématographique, constituée autour du Cœur des hommes et sa suite, les titres sont principalement écrits par le réalisateur, Marc Esposito, et composé par son partenaire, Marc Lavoine. Nostalgiques – Les rues de ma jeunesse, And the winner is, écrit par Pierre Palmade - ou séduisants – Amireux -, ils offrent un portrait ressemblant d’un acteur devenu chanteur sans rien perdre de son attrait magnétique.
(Source : AlloMusic)
03/11/2008
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30/10/2008