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Pour illustrer le film de la célèbre bande dessinée, Zep s'est entouré des plus grands artistes de variété française.
Lire l'articleFrancis Cabrel est un des rares représentants du folk-rock en France, de la famille artistique du pionnier Hugues Aufray, et avec un talent hors-pair pour la mélodie qui tue. Et des paroles fort bien troussées.
Francis Cabrel naît le 23 novembre 1953 à Agen. Ses parents sont originaires d'Italie. Il s'initie assez jeune à la guitare, poussé en cela par la découverte de Bob Dylan. À 16 ans, il s'est constitué un répertoire qui va de Dylan à Neil Young, en passant par Léonard Cohen. Il fait ses classes dans les bals (ça devait guincher grave s'il reprenait du Léonard Cohen, le Canadien étant alors dans sa période "se suicider ou mourir ?").
Il joue alors dans des groupes appelés Ray Frank et les Jazzmen et Les Gaulois. C'est l'époque hippie, dite l'âge du poil, où tout ce qu'on distinguait généralement d'un homme était son nez et, parfois, surgis de sous deux sourcils broussailleux, ses yeux. C'est juste après que l'on maîtrisa la station debout et qu'on découvrit le feu – mais c'est une autre histoire.
En 1974, il gagne un radio-crochet sur Sud Radio. Il y interprète une de ses chansons (Petite Marie) qui va changer sa vie puisqu'il décroche un contrat avec CBS. C'est en 1977 qu'il sort son premier album ("Ma Ville"). Mais c'est avec le suivant ("Les Chemins de traverse", 1978) qu'il explose avec le très beau Je l'aime à mourir.
Le grand public fait alors la connaissance d'un très bon chanteur, avec un petit plus qui sera sa marque de fabrique : son accent, qu'il saura imposer. Seule façon de procéder car la France, allez savoir pourquoi, n'aime pas ses accents. Ce qui est une des beautés et des richesses de notre langue est banni dès qu'il s'agit d'art. Dans la chanson, il est difficile de ne pas être considéré comme un chanteur "régional" quand on garde son accent. Ou alors il faut s'appeler Claude Nougaro. Ou Francis Cabrel.
Il enchaîne avec des tubes populaires de grande qualité, à l'écriture poétique indéniable (L'Encre de tes yeux, La Dame de Haute-Savoie, Encore et encore, C'est écrit). Il nous gratifie également de reprises, un art intéressant, souvent révélateur.
Au fil des ans, il reprendra Georges Brassens (Passantes, 1992), Daniel Balavoine (Petite Angèle, 2000), Michel Delpech (Loire-et-Cher, 2006), JJ Cale (Mama Don't, réintitulé pour l'occasion Madame n'aime pas), John Fogerty et Creedence Clearwater Revival (Born on the Bayou, renommé Né dans le bayou). Il participe également régulièrement aux Enfoirés et à Sol En Si.
Dans sa paisible commune d'Astaffort (Lot-et-Garonne), dont il fut quelques années conseiller municipal, il a créé les rencontres d'Astaffort, atelier de chansons, comme il existe des ateliers d'écriture. Francis Cabrel : un homme discret, mais un homme concerné.
(Allomusic, par Éric Tessier)
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