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Alors que le film français le plus attendu de l'année 2012 sort ce mercredi 14 mars, nous avons eu le privilège de le voir en avant-première. Voici ce qu'on en pense.
Lire l'articleFrance Gall, de son vrai nom Isabelle Geneviève Marie Anne Gall, est née à Paris, en 1947, au sein d’une famille de musiciens. Son père, Robert, fut entre autres l’un des paroliers du grand Charles - pas de Gaulle, l’autre, Aznavour. Dès l’âge de 17 ans elle se lance dans la musique, chante les textes ambigus d’un auteur à la plume fantaisiste, un dénommé Serge Gainsbourg dont la carrière est encore balbutiante. Le premier succès arrive l’année suivante avec Sacré Charlemagne, gentille rengaine pour enfants sages, qui se vend à plus de 2 millions d’exemplaires. Suivra Poupée de cire, poupée de son toujours écrite par Gainsbourg, et qui lui vaut de remporter le concours de l’Eurovision où elle représente…le Luxembourg ! Même si quelques esprits chagrins boudent la jeune chanteuse qui n’a pas porté les couleurs nationales, le succès est tel qu’elle doit enregistrer le morceau en Japonais, la France.
Le scandale, le vrai, éclate en 1966 avec le single suivant, Les Sucettes. A forte connotation érotique, le texte de l’homme à la tête de chou provoque un tollé. France Gall se réfugie chez nos voisins teutons, où elle enregistre de nombreuses chansons sous l’égide des stars du pays : l’orchestrateur et compositeur Werner Muller et le célèbre compositeur Giorgio Moroder.
S’ensuit une traversée du désert qui dure de la fin des années 60 jusqu’au salut, en 1973, lorsqu’elle rencontre celui qui va changer sa vie, Michel Berger. Il lui écrit La déclaration d’amour, premier succès d’une collaboration artistique triomphale qui durera jusqu’à la mort de Michel Berger.
En 1976 le duo enregistre Ça balance pas mal à Paris, se marie un mois plus tard, vivra heureux et aura beaucoup d’enfants. Enfin, deux. En revanche, leur association produira d'innombrables tubes, dont Musique, Ella, elle l’a, Il jouait du piano debout, Si, maman, si , Evidemment, Viens je t’emmène, etc..
En 1979, France Gall participe au nouveau projet de son mari et de Luc Plamondon, la comédie musicale Starmania, qui connaîtra un succès phénoménal, malgré le format peu répandu en France de ce genre de ce spectacle.
La future décennie sera riche en succès pour le couple. Michel Berger lui écrit "Paris, France", en 1980, "Tout pour la musique" l’année suivante puis "Débranche !" en 1984 et enfin "Babacar" en 1987 qui sera certifié disque de diamant, soit plus de 750 000 exemplaires vendus.
Après cela elle délaisse quelque temps la chanson pour se consacrer à sa vie de famille. Ce n’est qu’en 1992 qu’elle revient sur le devant de la scène pour interpréter un album à 2 voix avec son mari, "Double Jeu" avec les classiques Laissez passer les rêves ou encore Superficiel et léger.
Une tournée était prévue à la rentrée automnale, mais Michel Berger meurt brutalement, à 40 ans, d’une crise cardiaque pendant l’été. Elle décide tout de même de jouer seule à Bercy en 1993, un CD live de sa prestation sera commercialisé sous le nom de "Simple Je".
En 1997, une autre catastrophe la touche de plein fouet, le décès de sa fille Pauline qui souffrait de mucoviscidose. Depuis, en dehors de quelques apparitions pour célébrer un anniversaire de l’inusable Starmania, France Gall se fait très rare sur scène ou dans les médias.
15/09/2010
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26/03/2010
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