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Pour beaucoup, Eurythmics est une équation à un air connu : Eurytmics = Sweet Dreams (Are Made of This). Une chanson que vous connaissez par cœur soit parce que vous êtes un trentenaire habitué des « soirées années 80 », soit parce que vous êtes un fan de Marilyn Manson (qui l’a repris version « train fantôme » en 1995), ou que vous en entendez le remix par Benny Benassi tous les samedis soir au Macumba Night… Quoiqu’il en soit, on aurait tort de résumer le duo anglais à ce tube entêtant, arbre qui cache une forêt de 15 ans de carrière, 9 albums studio et des millions de disques vendus.
C’est alors que l’Angleterre connaît sa première vague punk que le barbu taciturne Dave Stewart fait la connaissance de l’androgyne écossaise Annie Lennox. Leurs deux petits cœurs font « boum » et ils démarrent à la fois une relation amoureuse et artistique. En 1977, ils créent le trio punk-rock The Catch, qui deviendra le quatuor folk-rock The Tourists l’année suivante et connaîtra un succès d’estime lui permettant de sortir trois albums. En 1980, The Tourists cesse toute activité, tandis que le couple Lennox-Stewart se sépare à la ville… mais pas à la scène, puisqu’ils décident de continuer à collaborer artistiquement sous le nom d’Eurythmics.
Après un premier album relativement expérimental, et relativement boudé par le public ("In The Garden" – 1981), la carrière d’Eurythmics décolle en 1983 avec leur second opus, "Sweet Dreams (Are Made of This)", et surtout la chanson éponyme, qui devient l’un des hymnes de la new-wave anglaise. Le duo associe de façon inédite la voix soul d’Annie Lennox à une instrumentation synthétique froide, même si la formule va se réchauffer sur les disques suivants. "Touch" (1983 aussi) dévoile des ambiances plus colorées, 1984 est la musique du film du même nom (mais qui sera refusée par la production), et " Be Yourself Tonight" (1985) est marqué par l’intrusion d’une vraie batterie, d’une guitare et de nombreux invités. « Quelle horreur ! » s’écrient les adeptes du tout électronique, tandis que le reste du monde se précipite sur le disque… Et plus encore sur le suivant, "Revenge" (1986), qui demeure le plus gros succès commercial du vrai-faux couple. En effet, ni "Savage" (1987), ni "We Too Are One" (1989) ne connaîtront le même triomphe. Eurythmics se sépare, artistiquement cette fois, en 1990. Annie Lennox se lancera dans une carrière solo marquée par quatre albums et plusieurs apparitions sur des B.O.F. (Dracula, Le Seigneur des Anneaux-Le Retour du Roi), tandis que Stewart créera l’éphémère combo rock The Spiritual Cowboys et se spécialisera lui aussi dans la musique de film (instrumentale, en ce qui le concerne).
Et c’est en 1999, alors que l’Europe connaît un revival new-wave massif, qu’Eurythmics choisit - comme par hasard - de remonter sur scène et de dévoiler un nouvel album, "Peace", qui ne restera pas vraiment dans les mémoires. Depuis, chacun poursuit ses activités solo, réactivant ponctuellement Eurythmics pour des évènements caritatifs. On a beau être des pop-stars, on n’en a pas moins un cœur !
(Source : AlloMusic, Christophe Lorentz)
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