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Lire l'articleLa Rolls Ross de la Soul. Sortie tout droit des usines de Detroit. Une des grandes réussites de la GM (Great Motown, pas General Motors, évidemment).
Elle est née le 26 mars 1944 dans le Michigan, à Motor City, Detroit en langage courant. Une des villes les plus importantes des USA en matière de musique, que ce soit pour la Soul (Motown), le Rock and Roll (avec les pré-punks MC5 et Stooges), ou la techno (c’est là que c’est né, quand même, avec la « sainte trinité » : Juan Atkins, Derrick May, Kevin Saunderson). Pas sûr qu’il y ait autant de villes ailleurs dans le monde qui puissent aligner un tel palmarès. Diana Ross débute en 1961 avec les Supremes (ex Primettes). Girl Group assez rapidement rebaptisé Diana Ross & The Supremes, la Belle s’affirmant vite comme un leader naturel. Les filles enregistreront douze n°1, dont Where Did Our Love Go, Baby Love, Stop In The Name Of Love, You Can’t Hurry Love. Mais le groupe éclate en 1970 quand Motown décide de reporter toutes ses billes sur Diana Ross.
Dès son 1er album en solo, sobrement intitulé "Diana Ross", elle cartonne. Ain’t No Mountain High Enough est n°1 dans les charts. En 1972, elle incarne Billie Holiday dans le film Lady Sings The Blues. Enorme succès, bien que le scepticisme ait été de mise au départ. Après une tentative d’album Jazz qui sera mise au placard par Motown ("Blue", 1972, sorti finalement en 2006), qui préfère la diva Pop à la petite sœur des pauvres de Billie, elle revient sur les rails Soul avec "Touch Me In The Morning" (nouveau n°1, 1973), enchaîné avec "Diana & Marvin", un disque de duos avec l’immense Marvin Gaye. 1978 la voit jouer dans The Wiz, adaptation afro-américaine de The Wizzard Of Oz, avec son protégé et grand ami, le jeune Michael Jackson. Boum badaboum ! Oh la gamelle ! Le tout beau gadin ! Ce qu'on appelle un four, un bide. Comme quoi, on peut avoir un casting de rêve et se planter. Qu'on se rassure, elle nous balance dans la foulée deux albums de platine ("The Boss" 1979 et "Diana" 1980, produit par Nile Rodgers et Bernard Edwards de Chic, qui contient un de ses plus grands hits : Upside Down).
C'est au début des années 1980 qu'elle quitte Motown pour RCA ("Why Do Fools Fall In Love", 1981). Elle y restera durant quasiment toute la décennie ("Muscles" 1982, "Swept Away" 1984, "Chain" 1986, "Red Hot Rhythm And Blues" 1987), avant de réintégrer Motown ("Workin' Overtime" 1989, produit à nouveau par Nile Rodgers, une valeur sûre).
Si les années 1990 sont productives, Diana Ross lève tout de même le pied, et les compilations, remixes d’anciens tubes, commencent à prendre le dessus ("Forever Diana" 1993, "Extended Diana", "The Remixes" 1994). Son dernier disque en date ("I Love You", 2007) se classe n°16 dans les charts R&B. Mamie a encore la niaque. Depuis, elle croule sous les récompenses (awards de toutes sortes) et gère tranquillement les rééditions des Supremes ("Let The Music Plays, Supremes Rarities" 2008) et de sa propre carrière.
(Source : AlloMusic, Eric Tessier)
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