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Europe-Écologie et le Parti socialiste n'ont pas le monopole de la candidature à la candidature. Les girls band ont été les laboratoires de ce procédé "démocratique", en musique.
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Qui était numéro 1 des charts américains il y a 10 ans à la même date ? Réponse : Destiny’s Child, avec un titre et un album clefs dans sa carrière.
Lire l'articleNon seulement Destiny’s Child est l’un des rares exemples de girls band ayant réussi à obtenir une reconnaissance massive et mondiale, mais c’est également l’un des rares (voire le seul) à avoir généré une carrière solo qui l’a finalement dépassé en renommée, en créativité et en succès commercial : celle de Beyoncé. Même les Spice Girls ne peuvent pas en dire autant…
Avant d’être une affaire de business, Destiny’s Child était une affaire de
famille : c’est en effet en constatant les talents de danseuse et de
chanteuse de sa fille Beyoncé, de son amie LaTavia
Roberson, ainsi
que de sa nièce Kelly Rowland, que Matthew Knowles se dit que les trois
filles ont une chance de faire carrière dans la musique. Entre 1990 et
1993, le trio se produira sous le nom de Girl's Tyme dans divers lieux de
leur Texas natal, avant de devenir un quatuor en 1993 avec l’arrivée de LeToya Luckett. Le groupe participe
même à une grosse émission de télé-crochet, Star Search, mais sans
succès. Pourtant, l’acharnement du producteur-manager-parent Matthew Knowles va finir par payer (et
même très bien) : après moult changements de patronyme et
un contrat avorté avec Elektra, le quatuor devient Destiny’s Child (nom emprunté à un
passage de la Bible) en 1996 et rejoint la major-company Columbia en
1997. Les filles ont alors entre 16 et 17 ans et enregistrent la chanson
Killing
Time
pour le blockbuster Men in Black, qui leur permet de se faire
connaître. Le premier album, simplement titré “Destiny’s Child”, sort en février
1998 et transforme vite les quatre jeunes sirènes en stars du r’n’b
élégant – notamment grâce à l’aide de Wyclef Jean (The Fugees) et de Jermaine Dupri. Malgré deux tubes en
or (No,
No, No
et With
Me)
et un disque de platine, ceux-ci ne participeront pas à la réalisation
du second opus des Destiny’s Child : “The Writing's on the Wall” (1999). Ce sera
néanmoins l’album de la consécration mondiale, notamment grâce au single
Say
My Name.
La plastique de rêve des quatre filles, leurs chorégraphies sensuelles
et leurs voix suaves feront le reste…
Malheureusement, tout n’est pas rose au
pays de ces ‘enfants du destin’ : des tensions se font jour entre LaTavia et LeToya d’un côté, et Beyoncé et Kelly de l’autre – les
premières reprochant aux secondes d’être mieux traitées (à tous les
niveaux) par le management. Résultat : en décembre 1999, Roberson et Luckett quittent le navire.
Elles formeront un éphémère groupe r’n’b féminin, nommé Angel, et seront remplacées
au sein de Destiny’s
Child
par Michelle Williams (après le passage
éclair d’une certaine Farrah Franklin). Le quatuor devenu
trio enregistre alors “Survivor”, qui prouve que le changement de
chanteuse n’a pas joué en sa défaveur : c’est un nouveau carton, qui
génère une flopée de hits internationaux. Il sera suivi par le
traditionnel disque de Noël, “8 Days of Christmas” (octobre 2001) et le
non-moins traditionnel album de remixes : “This Is the Remix” (mars 2002).
Même si elles sont au
top, les trois jeunes divas commencent à rêver d’indépendance (Independant Women vient justement de
confirmer son statut de tube absolu). La première à s’échapper en
solitaire sera Michelle Williams, avec son album “Heart to Yours” (2002), vite
rejointe par Kelly Rowland, avec “Simply Deep” quelques mois plus
tard. Beyoncé sera à la traîne,
mais c’est finalement elle qui décrochera le gros lot avec “Dangerously in Love” en 2003. Du coup, le
père de la star se dit que le succès des filles en solo ne peut qu’être
bénéfique au groupe, et remet Destiny’s Child en piste pour un
quatrième opus en 2004 : “Destiny Fullfilled”.
Le combo n’est pas
parti très longtemps, mais son retour n’en est pas moins fracassant,
puisque le disque se retrouve numéro 1 un peu partout dans le monde. Du
coup, Destiny’s
Child
devient le groupe féminin ayant vendu le plus de disques de tous les
temps aux USA ! Sentant néanmoins que le filon risque de s’épuiser, et
souhaitant désormais laisser sa fille mener à bien sa carrière solo,
papa Knowles offrira une
compilation ‘best-of’ (le bien nommé “#1’s” en 2005) ainsi qu’un pack CD + DVD
live (Live
in Atlanta
en 2006), avant de tirer le rideau sur l’aventure Destiny’s Child. Mais dans le monde
merveilleux du music-business, rien n’est jamais vraiment terminé : et
puisque Take That s’est reformé avec Robbie Williams, rien n’empêche qu’un
jour Destiny’s
Child
ne remonte sur scène avec ses trois divas à bord…
11/06/2010
24/05/2010
16/04/2010
16/04/2010