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Le duo Orbital sort le clip de New France, le premier single issu de "Wonky", nouvel album prévu pour le 2 avril.
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Les deux membres fondateurs du groupe Depeche Mode se sont réunis pour la première fois depuis des années afin de produire un nouvel album.
Lire l'articlePendant longtemps, Depeche Mode a été considéré avec mépris, comme un groupe de « garçons coiffeurs », de « minets pour midinettes » ou d’« icônes gays », avant que l’on ne prenne soudain conscience de leur énorme talent de mélodistes et d’architectes sonores. D’ailleurs, même la scène metal se met à les considérer comme une influence majeure !
« Souvenez-vous ! » comme dirait Michel Drucker… 1977 : l’Angleterre est chamboulée par le punk. Mais dans leur petite ville de Basildon (Essex), les deux amis Andrew Fletcher et Vince Clark préfèrent s’intéresser aux sons des synthétiseurs. Après avoir recruté un pote de lycée nommé Martin L. Gore, ils fondent le trio Composition of Sound en 1978. Aucun des trois ne se voyant dans le rôle du chanteur (malgré la tentative initiale de Vince Clark), ils organisent un casting et y repèrent un beau brun ténébreux du nom de Dave Gahan. C’est lui qui trouvera le patronyme de Depeche Mode, emprunté à un magazine français de l’époque…
En 1980, c’est en ouverture d’un concert de son nouveau poulain Fad Gadget que Daniel Miller - fondateur du jeune label indépendant londonien Mute Records - remarque Depeche Mode. Leur musique est novatrice (pour l’époque), leurs mélodies (composées par Vince Clarke) sont fraîches et leur look maniéré (« métrosexuel » dirait-on aujourd’hui) colle bien au mouvement néoromantique naissant. Les trois premiers singles sortis par Mute dans la foulée, « Dreaming of Me », « New Life » et « Just Can't Get Enough », sont des tubes immédiats garantissant le succès de leur premier album : Speak and Spell (1981). La presse musicale, généralement méfiante à l’égard de tout artiste n’affichant pas fièrement sa guitare comme extension de son pénis, fait grise mine. Avouons qu’avec le recul, les sonorités Bontempi de ce premier effort prêtent à sourire (sans parler du côté « moustachu » de morceaux comme « Boys Say Go! ») – mais il n’empêche que plusieurs chansons conservent toujours leur force.
N’ayant aucun goût pour les tournées intensives qui se profilent à l’horizon, Vince Clarke quitte Depeche Mode début 1982. Il s’en ira assouvir son penchant pour les sons « pouêt-pouêt » avec Yazoo (duo avec l’imposante Alison Moyet), The Assembly puis Erasure. Après une période de doute quant à l’avenir de la formation, Martin Gore décide de s’atteler seul à l’écriture des chansons. Le trio redevient alors quatuor en recrutant Alan Wilder, trouvant ainsi son line-up idéal, qui va donner naissance à quelques-uns des albums les plus influents de toute la new wave. Loin des sonorités lumineuses et des refrains faciles de Clarke, l’écriture de Martin Gore se fait plus sombre et sophistiquée. Après un inégal album de transition (A Broken Frame - 1982), Depeche Mode affine son style à la fois crépusculaire et accrocheur avec Construction Time Again (1983), marqué par l’influence de la musique industrielle allemande. Mais c’est avec le remarquable Some Great Reward (1984) que le combo prouve définitivement sa faculté à composer des chansons parfaites tout en créant des sons nouveaux, ce qui le place bien au-dessus de la mêlée de ce que l’on appelle alors la techno-pop. Les magazines musicaux peuvent bien se moquer de leur look digne d’un défilé de mode fétichiste tendance « ouvrier métallurgiste », le public se les arrache !
Le reste de la discographie de Depeche Mode continuera d’osciller entre mélodies aussi imparables qu’un low-kick de Jean-Claude Van Damme et expérimentations synthétiques. Black Celebration (1986) et Music for the Masses (1987) deviennent même des albums de référence pour toutes les scènes électroniques, voire rock. En 1990, Violator indique une orientation vers des sons plus organiques et des ambiances plus posées, ce que confirme Songs of Faith and Devotion (1993). Ce dernier révèle aussi au grand jour l’horrible vérité : Martin Gore a en réalité toujours été un grand fan de country et de gospel ! Ceux qui possédaient Counterfeit, son EP solo de 1989, le savaient déjà. Mais beaucoup d’autres ne s’en remettront jamais
Alors que Dave Gahan se bat contre la dépression et l’héroïne (qui auront presque raison de lui chacune à leur tour), Alan Wilder quitte le combo en 1995 pour fonder Recoil. Réduit à un trio, Depeche Mode s’oriente vers une musique toujours plus calme, où la guitare de Gore prend de plus en plus d’importance. Cela donne Ultra (1997) et Exciter (2001), qui manquent tout de même de tubes à chanter en chœur en levant les bras au ciel.
Dès 2003, les musiciens s’égaillent dans des projets solos (Counterfeit2 pour Gore, Paper Monsters puis Hourglass pour Gahan, la production du duo Client pour Fletcher), avant de se retrouver pour Playing the Angel (2005), qui renoue en partie avec l’inspiration des grands jours. Depeche Mode effectue un retour en force sur le devant de la scène, confirmé en avril 2009 par le douzième album : Sounds of the Universe. Un titre ô combien pertinent, tant l’universalité de la musique saute désormais aux yeux… et aux oreilles.
(Source : AlloMusic)
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