Artiste : faites-vous connaître, diffusez vos propres morceaux, mélangez-les à vos titres préférés dans vos playlists
S'inscrire pour créer sa fiche artiste
Trio anglais très BCBG, Chew Lips surfe sur la vague électro et dissémine ses ondes lunaires dans tous les coins d’Europe. Quand bien même ces artistes affichent sans honte un goût particulier pour les larmes après le coït, ils n’en demeurent pas moins intrigants.
C’est à Londres que
l’aventure débute et, comme toute bonne épopée digne d’être contée,
celle-ci démarre par une rencontre. Début 2008, Will Sanderson et James
Watkins rencontrent Alicia Huertas, alias Tigs. Deux instrumentistes
polyvalents et une chanteuse qui se croisent ont généralement de grandes
chances de finir par jouer ensemble : c’est ainsi que Chew Lips voit le jour, un nom
pioché dans le roman autobiographique de l’irlandais Brendan Behan,
« Borstal Boys ». La fine équipe se lance dans la composition dès la
première répétition, un peu sous pression : une date live est déjà
prévue, alors même qu’ils n’ont aucun morceau de prêt ! Mais il en faut
plus pour décourager nos trois lascars, qui parviennent à en créer une
vingtaine avec seulement deux concertations à leur actif. Ils alternent
alors concerts et sessions studio, tout en travaillant leurs titres une
année durant.
Ils
se font rapidement repérer, et on les trouve très vite sur des scènes
de plus en plus importantes, notamment en compagnie des groupes The Virgins et Howling Bells. L’éminent DJ de la
BBC Steve
Lamacq
est rapidement séduit par ce son électro très léger et commence à les
programmer de temps à autres.
C’est dans cette propice atmosphère que
leur premier maxi baptisé Solo sort en janvier 2009, et affiche clairement
cette tendance à l’instrumentation pauvre - avec boîte à rythme
particulièrement présente. Six mois plus tard vient la suite intitulée Salt Air, qui bien évidemment se
veut dans la même veine que son aîné. Leur premier album est signé par le
label parisien Kitsuné pour une sortie en
janvier 2010 en Angleterre et fin mai en France. Baptisée « Unicorn », cette galette se
pare d’une dizaine de pistes qui se situent quelque part entre Joy Division et MGMT. Le succès est au
rendez-vous, notamment grâce à l’EP “Play Together”, joint à l’album
qui parvient ainsi à se hisser à la 5ème place des charts britannique.
Avec des influences
aussi diverses que Pavement, Sonic Youth et Sparklehorse, Chew Lips se décrit
comme un groupe de rock alternatif - mais la vérité est toute autre.
Electro-pop jusqu’au bout des ongles, cette formation bien que
prometteuse a encore tout à prouver.
17/11/2010
30/06/2010
30/06/2010
22/03/2010