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Du 24 au 27 novembre 2011, la musique fête ceux qui la font en concert !
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Le Théâtre du Châtelet se fait hôte d'une soirée de soutien au Japon. -M- en sera l'une des têtes d'affiche.
Lire l'articleL’appellation « chanson rock » désigne un style musical bien français, aussi controversé que d’autres hybridations stylistiques (genre « metal-indus » ou « thrash musette »), mais qui va comme un gant à Cali. Car tout comme ses racines familiales se trouvent aussi bien en Italie et en Espagne qu’en France et en Belgique, ses références musicales sont à chercher à la fois du côté du rock et de la pop que de la folk et de la chanson française. Il n’est certes pas le seul à pratiquer ce mélange, mais c’est l’un des meilleurs dans le genre.
Né Bruno Caliciuri le 28 juin 1968 à Vernet-les-Bains (près de Perpignan), Cali se destinait originellement au rugby professionnel, jusqu’à ce qu’un concert de U2 ne le décide à se consacrer plutôt à la musique. Il faut dire qu’à 17 ans, le jeune Bruno avait déjà découvert le punk-rock lors d’un séjour en Irlande, avant de fonder deux groupes aux noms sans équivoque : Pénétration anale et Les Rebelles. L’âge aidant, il se tournera ensuite vers le rock indé avec Indy puis Tom Scarlett, qui lui permettront surtout de se forger une solide expérience scénique.
Fin 2001, Cali décide finalement de faire cavalier seul. Après plusieurs premières parties prestigieuses (Bénabar, Brigitte Fontaine), il se fait remarquer par Labels, sous-division de Virgin/EMI, qui sort son premier album : "L’Amour parfait" (2003). À 35 ans, Cali est assimilé à la « nouvelle chanson française », même si ses compositions sont un peu plus rugueuses que celles de ses compatriotes : il avoue en effet lui-même être aussi bien fan des Clash et de Simple Minds que de Léo Ferré et Jacques Brel. Et justement, ses morceaux associent mélodies pop, guitares entêtantes, sonorités folk/traditionnelles et textes poético-réalistes. Le succès public sera largement au rendez-vous grâce aux tubes « C'est quand le bonheur ? », « Elle m'a dit » et « Pensons à l'avenir », mais grâce aussi au côté « bête de scène » de Cali, capable de jouer aussi bien dans des festivals rock que devant des publics habitués à la variété…
Enregistré en Irlande avec le producteur Daniel Presley (Muse), "Menteur" (2005) dévoile, lui, des arrangements plus fouillés et un son plus rock, derrière des textes toujours sans fard. On y trouve même quelques invités de marque, comme -M-, Daniel Darc ou Steve Wickham des Waterboys (un des groupes favoris de Cali… et ça se sent !). Ses concerts se jouent désormais à guichets fermés dans des salles immenses, et il les termine souvent par un plongeon dans le public (slam ou crowd surfing chez les américains). En 2008, Cali fait même l’acteur dans le film Magique de Philippe Muyl, dont il a aussi composé la bande originale mais qui ne laissera pas un souvenir impérissable. En revanche, la même année, son troisième album, "L’Espoir", confirme son ouverture musicale, puisqu’on y trouve aussi bien des sonorités hispaniques qu’un hip-hop en duo avec Olivia Ruiz (« Je ne te reconnais plus ») ou un hymne épique qui deviendra le thème de la version québécoise de Star Academy (1000 cœurs debout) ! C’est aussi le disque le plus militant du chanteur, qui ne cache plus son engagement à gauche et sa lutte contre les exclusions parentales lors des séparations difficiles.
Comme la musique de Cali s’apprécie aussi bien dans son salon que dans un Zénith, le perpignanais a également sorti plusieurs DVD live ("Plein de vie" – 2004, "Le Bordel magnifique" – 2006, "La Vie ne suffit pas" – 2006, "1000 Cœurs debout" – 2008), ainsi qu’un double CD en concert : "Le Bruit de ma vie" (2009). À l’âge où d’autres se sont déjà reconvertis, Cali semble en être seulement au début de sa carrière, tout en accumulant les disques, les tournées et les activités parallèles comme s’il voulait rattraper le temps perdu. Boulimique ou généreux ? Les deux, sans doute…
(Source : AlloMusic, Marie Montaron)
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