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Les membres du groupe Gorillaz ne s'accorde plus ! Quinze ans après leurs débuts, ils pourraient bien se séparer.
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Damon Albarn travaille énormément, on le sait, mais son talent ne lui permet hélas pas encore d'être partout à la fois et de pouvoir suivre dix projets en même temps.
Lire l'articleLa bataille de la britpop n’aura pas lieu. Pour la simple et bonne raison que les deux prétendants au titre n’évoluent pas dans la même catégorie. Car contrairement à Oasis, Blur se distingue rapidement par sa capacité à se renouveler : en gros, quand la bande à Damon Alarn arrive à bout d’un filon, elle s’en va tranquillement creuser ailleurs ; les frères Gallagher, eux, continuent à la dynamite. Formé à Londres en 1989 sous le nom de Seymour (Blur sera choisi par la suite dans une liste de nom plus commercialement viables proposés par leur label), le groupe commence à se forger une petite réputation scénique qui leur vaut l’attention du label Food, menant à la sortie du single She’s so high en 1990. Produit par Stephen Street (qui deviendra rapidement « le cinquième Blur »), There’s no other way atteint quelques mois plus tard la huitième place du top single et attire temporairement les projecteurs sur les Londoniens, qu’on considère alors comme la relève d’une vague Madchester (Happy Mondays, Stone Roses) à bout de souffle… Le premier album, "Leisure", ne démentira d’ailleurs pas ces influences. Blur accroche ce premier effort à la septième place du classement anglais, mais peine encore à convaincre durablement.
En 1992, Blur sort le single Popscene, qui marque un changement stylistique dans le songwriting de Damon Albarn qui, en grand admirateur des Kinks, relève ses compositions d’une giclée d’humour « so British ». Présenté la même année au label, le deuxième album du groupe, "Modern life is rubbish", se voit refusé pour cause de « manque de singles potentiels » : quelques semaines plus tard, Albarn revient avec For Tomorrow, tube infectieux parcouru d’imparables « la la la ». Blur demeurera malgré tout dans la position inconfortable du sympathique outsider et devra attendre l’album "Parklife" en 1994 (et son single discoïde Girls & Boys) pour voir la pression s’inverser et s’imposer enfin comme un groupe incontournable, définissant même avec ce troisième album l’essence de la britpop. C’est à cette époque que les tensions avec les Mancuniens d’Oasis vont s’exacerber (une aubaine pour la presse qui montera la rivalité en épingle), culminant l’année suivante avec la fameuse « Battle of Britpop » qui verra les deux groupes sortir simultanément leurs nouveaux singles : Country House (Blur) VS Roll With It (Oasis). Point pour Blur, mais match pour Oasis qui perd la bataille des singles pour mieux remporter la guerre des albums, écoulant près de vingt millions de "(What’s the story) Morning Glory" contre quelques millions de moins pour "The Great Escape" (trop anglais pour le marché américain).
Malgré ce K.O. par les chiffres, Blur garde l’avantage de l’originalité sur son éternel rival. Dès 1997, le groupe rend avec l’album "Blur" une copie plus abrupte, à la fois dominée par la scène rock indé américaine (le très frontal Song 2 sera d’ailleurs la seule escapade sérieuse des Anglais en territoire yankee) et saupoudrée d’ovnis électroniques précurseurs de l’aventure Gorillaz (Death of a Party, Theme from Retro…). En 1999, "13" explore un sillon plus mélancolique (le magnifique proto-gospel Tender), magnifié en 2003 sur "Think Tank" (à la fois premier album post-Gorillaz pour Albarn – ça se ressent – et départ du guitariste Graham Coxon en solo). Le single Crazy Beat, produit par Fatboy Slim, prouve une dernière fois la capacité des Londoniens à mouiller dans de nouvelles eaux. Les diverses expériences extra-Blur de Damon Albarn (Gorillaz, The Good, The Bad and the Queen, Mali Music…) illustrent cette boulimie de nouveaux horizons musicaux durant toute la décennie 2000. Fin 2008, l’inattendu se produira pourtant : Blur annonce le retour de Graham Coxon dans le giron originel et prévoit une nouvelle tournée, qui débutera par deux concerts dantesques les 2 et 3 juillet 2009 à Hyde Park..
(Source : AlloMusic, Michael Rochette)
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