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Le festival dévoile un peu plus sa programmation. Des Français, des Anglais, des Américains, mais pas de grosses surprises...
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Le groupe anglais, pourtant séparé depuis 2009, annonce une probable reformation. Un nouvel album devrait naître d'ici 2012.
Lire l'articleApparu en plein revival post-punk, porté aux nues un peu trop rapidement, Bloc Party n’aurait pu être qu’un phénomène de mode qui serait retombé comme un soufflé deux ans plus tard (à l’instar de leurs compatriotes The Bravery). Mais non. Visiblement, Bloc Party est conçu pour durer. En ces temps de crise, dites « Non » aux groupes jetables, et investissez plutôt dans ce qui est en passe de devenir une valeur sûre !
Tout commence dans l’Essex en 1998 par la rencontre entre le chanteur-guitariste d’origine nigériane Kele Oreke et le guitariste Russell Lissack. Un an plus tard, les deux jeunes hommes se retrouvent par hasard au festival de Reading et (sans doute sous l’emprise de substances illicites) décident aussitôt de former un groupe ! Celui-ci prend forme avec l’arrivée du bassiste Gordon Moakes puis du batteur Matt Tong. Après avoir emprunté une succession de patronymes improbables (Union, Superheroes of BMX, The Angel Range, Diet), la formation finit par se baptiser Bloc Party et sort un premier single, She’s Hearing Voices (une chanson sur Jeanne d’Arc ?), en 2003. Le buzz commence à grandir, renforcé par le second single, le fabuleux Banquet, puis par le EP "Little Thoughts" (2004). Le groupe est alors signé par le label indé Wichita (V2), chez qui il sort son premier album, "Silent Alarm", en 2005.
Le disque est immédiatement plébiscité par la presse, laquelle salue le style dansant, mélancolique, tendu et mélodique de Bloc Party, qui sonne comme un mélange entre le groove incisif de Gang of Four et les mélodies brumeuses de Cure. On compare d’ailleurs souvent la voix pleine d’émotion et de rage sourde de Kele à celle de Robert Smith… "Silent Alarm" est rapidement suivi de sa version remixée (par Ladytron, M83, Four Tet ou Mogwai), fort justement titrée "Silent Alarm Remixed", qui prouve que le groupe séduit aussi bien les milieux dance que les nostalgiques de la cold-wave. Après un nouvel EP de bonne facture ("Two More Years" – 2006), le quatuor va toutefois légèrement décevoir avec son deuxième album, "A Weekend in the City" (2007), moins énergique, à la production un peu trop policée. Néanmoins, sa popularité n’en est pas entamée, surtout dans son pays natal où Bloc Party continue de classer ses singles dans les charts.
Mais alors que l’on pensait que la bande à Kele s’était déjà endormie sur ses lauriers, le single inédit Flux (qui sort fin 2007), au son très électro, vient réveiller l’intérêt. La sortie du troisième opus, "Intimacy" (2008), est ensuite annoncée précipitamment, à l'étonnement générale. Et les surprises ne s’arrête pas là, puisque cet album brillant retrouve avec bonheur l’urgence et la rugosité des débuts, associés à des sonorités synthétiques percutantes. Cette belle réussite confirme que Bloc Party n’est donc pas un feu de paille et que le groupe a encore des choses à dire. Rendez-vous dans dix ans pour savoir s’ils sont devenus les nouveaux Radiohead…
(Source : AlloMusic, Christophe Lorentz)
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