Artiste : faites-vous connaître, diffusez vos propres morceaux, mélangez-les à vos titres préférés dans vos playlists
S'inscrire pour créer sa fiche artiste
Pendant cinq jours, 26 artistes défileront sur la scène Saint-Jean-d’Acre, aux Francofolies de La Rochelle. Une partie de la programmation a été révélée.
Lire l'article
Alors que les trois acteurs principaux de ce qu’on a appelé “la nouvelle chanson française” sont au cœur de l’actualité, Allomusic fait le bilan de ce qu’est devenu ce mouvement musical.
Lire l'articleBénabar est un voleur. Tous ses fans vous le diront. Ses chansons racontent des moments de notre vie. Comme s’il les avait un peu vécus, à nos côtés, voire notre place. Mais comme il les raconte mieux qu’on ne le ferait nous-mêmes, on est prêt à lui pardonner. Chacun de ses textes est construit comme une - petite - histoire. Avec une situation de départ, une intrigue et une chute souvent surprenante. Ce n’est pas du Hitchcock bien sûr, ce n’est pas le maître du suspense, mais quand même. Il y a toujours quelque chose de cinématographique dans ses petites rengaines, dans sa façon de croquer la vie. Un peu comme si Claude Sautet avait été chanteur. Et un peu plus drôle.
Ce
goût de la mise en scène, Bruno Nicolini - son nom pour
l'état civil - l’a d’ailleurs d’abord
développé dans des scénarios. Il a écrit
quelques épisodes pour la série H et trois
courts-métrages qu’il a lui-même réalisés.
Puis il est revenu à la chanson, "son chemin le plus
naturel." Même si de son propre aveux sa voix ne lui
permet pas de faire autre chose que la variété. Tant mieux. Ou
tant pis. Avec lui, la chanson à texte a retrouvé ses
lettres de noblesse. Et la variété n’était
plus complexée. Il fait des chansons en rêvant de passer
sur RFM pendant que la ménagère passe l’aspirateur,
et il le fait bien. Son premier album, en 1997, "La p’tite
monnaie", ne se vend pas très bien, mais assez pour lui
permettre de faire ses premières armes sur scène. Et de
se concocter, déjà, un premier noyau dur de fans. Qui
s’élargira en 2001 avec "Bénabar" et le
titre multi diffusé en radio Y'a une fille qu’habite
chez moi. Avec Vincent Delerm et Sanseverino ils
tiennent alors haut la barre de la fameuse nouvelle scène
française et font concurrence, parfois malgré eux, à
la génération Star'Ac. Eux se rêvent plutôt
en descendants de Souchon ou Renaud, dont ils
louent la capacité à avoir réinventé la
chanson après le passage de Brel et Brassens.
Sous entendu, après l’absolu, l’inégalable,
un détour par le quotidien, le détail, s’avère
salvateur. Et ça marche. "Les risques du métier"
et "Reprise des négociations", les troisième et
quatrième albums de Bénabar (Barnabé en
verlan) s’arrachent. Le chanteur se mue en collectionneur de
disque d’or. Il remplit Bercy et finit même quatrième
meilleur vendeur de disque en France en 2006 ! Son ironie douce
amère, ses orchestrations fanfare jazz et ses
petites-histoires-l’air-de-rien s’inscrivent pour
longtemps dans la culture populaire. Il y a désormais un style
Bénabar. C’est une référence pour
certains, un cauchemar pour d’autres. Le signe évident
que le chanteur, qui a intégré la troupe des Enfoirés,
est désormais devenu incontournable. A 38 ans, il s’est
même offert le luxe de sortir un Best-of. Son dernier album,
"Infréquentable", et sans doute oubliable, ne devrait pas
marquer sa discographie. Mais on pardonne facilement à ceux
qui ont du talent. Et on attend déjà avec impatience
le(s) prochain(s)…
(Source : AlloMusic, Nicolas Roux)
17/11/2010
04/12/2009
04/12/2009
17/11/2009