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Lola, c’est 807 internautes-producteurs qui réunissent la somme nécessaire à la production de l’album en une dizaine de jours. Mais c’est aussi une voix blues et puissante, des sourires et des rires.
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La diva s’est faite porter pâle pour ne pas chanter à l’enterrement de son amie. Mais le soir, elle assurait un concert. Vive les priorités !
Lire l'articleThe queen of Soul. C'est son petit nom. La reine de la Soul. Et en plus c'est mérité. Aretha Louise Franklin est née à Memphis, Tennessee, le 25 mars 1942. Il faisait beau ce jour-là, bien qu'à 15h12, un groupe de 3 nuages ait fait craindre un peu de pluie. Ce qui aurait compromis le barbecue du soir. Son père est un pasteur baptiste qui part avec sa famille diriger la New Bethel Baptist Church à Detroit, Michigan. C'est là qu'Aretha grandit. A 12 ans, elle chante le Gospel à l'église, encouragée par une amie de la famille, Mahalia Jackson. C'est une enfant précoce, elle enregistre son 1er disque à 14 ans. A 18 ans, elle est prise en main par le producteur John Hammond. Ses 1ères chansons sont des succès d'estime (Rock-A-Bye Your Baby With A Dixie Melody 1961, Today I Sing The Blues). Il semble que la jeune Aretha se sente à l'étroit dans le cadre trop strictement Jazz imposé par Hammond. Du coup, elle signe chez Atlantic en 1966 et c'est l'épanouissement d'une grande chanteuse de Soul music. Immédiat. 1er hit avec I Never Loved A Man (The Way I Love you) en 1967. Avec le 2ème, elle tue tout le monde. Sa version de Respect, originellement un tube pour Otis Redding, est incendiaire. Entre ses mains, ça devient un brûlot féministe qui bouscule le machisme ambiant. Elle en fera un numéro 1. Comme elle n'est pas du genre à se reposer sur ses lauriers, elle enquille des standards comme Baby I Love you, (You Make Me Feel Like) A Natural Woman. Bingo. C'est là qu'elle gagne ses galons de Soul Sister # 1. Les récompenses pleuvent (et le barbecue alors. Merde !) : 1 Grammy Award pour Respect et 1 comme Meilleure chanteuse de R'n'B en 1968. Etat de grâce. Que dire d'autre quand on aligne des trucs du niveau de Think, The House That Jack Built, I Say A Little Prayer (le tout en 1968), Call Me (1970, rien à voir avec la délicieuse Blondie), Amazing Grace (1972). N'en jetez plus, la cour est pleine.
Mais l'arrivée du disco et de chanteuses plus jeunes (Chaka Khan, Roberta Flack, Donna Summer (mais ne se rend pas)) vient chambouler tout ça. Le business, pas toujours reconnaissant, la laisse dans le fossé après sa sortie de route. Heureusement, les deux trublions du Saturday Night Live, Dan Aykroyd et John Belushi, la remettent sur les rails dans leur film The Blues Brothers (1980). Sa carrière devient alors plus Pop, pour le plus grand bénéfice de son compte en banque. Astucieusement, elle enregistre un certain nombre de duos ou de collaborations qui renouvellent sa crédibilité (Jumping Jack Flash des Rolling Stones, produit par Keith Richards en personne) ou lui ouvrent les portes vers un nouveau public (Sisters Are Doing it For Themselves, avec Eurythmics 1985, I Knew You Were Waiting (For Me) avec George Michael 1987).
Ses albums récents les plus importants sont sans conteste "One Lord, One Faith, One Baptism" (un retour au Gospel, 1987) et "A Rose Is Still A Rose" (produit par Lauryn Hill des Fugees, 1997) qui la voit aborder des rivages modernes : R'n'B, Hip Hop, Soul et Urban Contemporary Music.
(Source : AlloMusic, Eric Tessier)
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