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Remise en ordre du classement des stars de la musique qui ont engendré, et encaissé, le plus pendant leur tournée 2010.
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Le violoniste à la pointe de la technologie.
Lire l'articleEnnemi des mélomanes, vedette du grand public, André Rieu est un faiseur de rêves. Et tant pis si Mozart se retourne dans sa tombe, la musique classique est peut-être un art, c’est aussi une industrie…
Suspendu depuis sa naissance aux partitions d’un père chef d’orchestre, Jacques Rieu Senior, le petit André suit ses première leçons de violon avant même d’apprendre à lire. Son bac en poche, il intègre le Conservatoire de Liège puis celui de Maastricht avant de finir sa formation à Bruxelles sous l’œil averti d’André Gertier. C’est là que le garçon, alors invité à jouer le “Gold und Silber” de Franz Lehar dans un orchestre de chambre, se découvre une passion pour la valse. En jeune virtuose, il remporte le premier prix du Conservatoire en 1977 et est engagé au Limburgs Symfonie Orkest jusqu’en 1989. Entre temps, le jeune homme s’amuse à monter son propre orchestre, le Maastricht Salon Orkest, composé d’une dizaine de musiciens. Très vite et pendant quelques années, l’équipe sillonne les Pays-Bas, la République Fédérale d’Allemagne et même les Etats-Unis.
Mais pour André, musique classique rime avec élitisme et solennité. Soucieux de créer une musique populaire, il recrute de nouveaux membres pour fonder le Johann Strauss Orkest. Nous sommes en 1987 et André troque son archet pour la baguette de chef d’orchestre. L’idée : rendre la musique classique accessible au plus grand nombre en adaptant les grandes œuvres du répertoire au goût du public. Un Boléro de Ravel réduit de moitié, un extrait de l’Ode à la Joie de Beethoven mêlé à La Bamba mexicaine et le tour est joué. En 1995, André Rieu anime la mi-temps d’un match de football dans le stade de l’Ajax à Amsterdam en jouant la Valse n°2 de Chostakovitch. Les gradins se mettent à faire la « ola » au rythme de la musique. Le succès du « Roi de la valse » est lancé.
Car André Rieu, c’est d’abord une entreprise, André Rieu Productions, montée avec sa femme Marjorie et à laquelle collabore son fils cadet, Pierre. Avec la création de son propre studio, l’artiste enregistre et produit ses CD, vidéos, DVD et spectacles. Des concerts dignes d’une star de la pop, bien loin des petites salles d’opéra éclectiques et minimalistes, où costumes, ballons et lumières viennent masquer une technique musicale finalement assez simple, largement critiquée par les spécialistes.
Mais André Rieu n’a que faire de ses détracteurs. A raison de plus d’un album par an (Valses en 1994 aux Pays-Bas, Bal à Vienne et André Rieu en concert en 1996, Romantique en 1998, Bal du siècle en 1999, La vie est belle en 2000, Aimer en 2001, Croisière romantique en 2002 pour ne citer qu’eux) et d’une succession de récompenses (entre autres le World Music Award en 1996 et 1998, le Goldene Henne en 2001), il égrène son succès aux quatre coins de la planète. En 2007, un reportage sur sa tournée aux États-Unis est diffusé sur la télévision néerlandaise avant de sortir en DVD « André Rieu on his way to New-York ». Cerise sur le gâteau, sa tournée « The World Stadium Tour », au nom digne d’un concert de Madonna, sillonne les grands stades de la planète dans un esprit de fête. Et l’artiste s’en félicite : « les gens chantent, fredonnent, scandent le rythme de la musique en tapant des mains, bougent, sautent et dansent ». Nous ne savions pas la valse aussi guinchante.
18/06/2010
26/03/2010
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06/12/2009