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Le reggaeman livre un triple album live, de deux concerts à Paris en 1992 et 2000, pour faire patienter son public jusqu'à son prochain album studio. Un triple album, quand même !
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Rangez vos sinusites et vos bottes de caoutchouc : les festivals revêtent leurs habits d’automne. Suivez le guide !
Lire l'articleSeydou Koné, dit Alpha Blondy, figure emblématique du Reggae africain, est l'ainé d'une famille de neuf enfants. Né en 1953 à Dimbokro, en Côte d'Ivoire, il est élevé par sa grand mère, dont il porte le prénom (!), qui lui apprend la langue dioula et lui inculque la règle qui marquera l'ensemble de son œuvre: parler droit sans jamais mentir.
Renvoyé du collège en 1972, il part finir ses études à Monrovia, la capitale du Liberia voisin. La légende veut qu'il ait fait ce voyage initiatique en auto-stop. C'est en tout cas, à cette époque, qu'il apprend l'anglais, une des trois langues dans lesquelles il chante aujourd'hui - avec le français et le dioula - ce qui lui permet de s'inscrire à l'université à New-York. Dans la mégapole, celui qui signe désormais les lettres à ses proches comme ses premiers textes Blondy découvre le reggae lors d'un concert des Jamaïcains Burning Spears, en 1977. Il commence également à chanter en première partie de concerts. Des compos, comme Bory Samory qui sera finalement publiée en 1984 sur son album "Cocody Rock" - en référence au quartier chic d'Abidjan - ou des reprises comme War, de Bob Marley, qu'il traduit en français, et qui participera en 1994 au carton de son album "Dieu". Mais pour l'heure, son reggae suscite encore des réticences : sa rencontre avec le producteur jamaïcain Clive Hunt ne donne rien.
Dépité, le jeune rasta rentre à Abidjan et traverse comme un zombi une période de grande dépression. Après un long séjour en hôpital psychiatrique - 2 ans - Blondy est hébergé chez des amis. Il se met à répéter avec des musiciens ghanéens dans le ghetto d'Adjamé, au Bracodi Bar. Désormais, il se fait appeler Alpha, qu'il a ajouté à Blondy en signe d'espoir d'une nouvelle vie, d'un recommencement.
En 1981, Roger Fulgence Kassy, un ami d'enfance, lui propose de passer dans l'émission qu'il présente à la télévision ivoirienne, Première chance. Alpha Blondy interprète quatre chansons : Christopher Colombus des Burning Spears, et trois de ses compositions, Bintou were were, Dounougnan et The end. Banco : dans la foulée George Benson propose au chanteur de produire son premier album. Ce sera "Jah Glory", qui sort en 1982. La chanson Brigadier Sabari (Pitié Brigadier) cartonne en Côte d'Ivoire. Dans cet opus qui accompagnera la super star tout au long de sa carrière, Alpha dénonce les violences policières dans son pays.
Plus de quinze albums et des milliers de concerts plus tard, Alpha Blondy est devenu une des plus grandes figures de la musique ouest-africaine. En novembre 2007, le «Rastaphoulosophe», comme il se définit lui même, qui avait promis de ne pas sortir d'album tant que son pays serait en guerre, marque à sa manière la signature des accords de Ouagadougou en publiant "Jah Victory".
Si ses succès commerciaux sont
aléatoires, son image personnelle reste très forte. De traversée du
désert en résurrection, Alpha Blondy a imposé son parcours christique.
Amen.
(Source : AlloMusic, Antoine Deshusses)
Alpha Blondy
04/04/2011
23/04/2010
23/04/2010
23/04/2010
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