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On oublie les superproductions : Drake fait dans la simplicité, pose une caméra, fait danser Kyra Chaos et apparaît dans les vingt dernières secondes du clip.
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Ce week-end, consommez sans modération 50 Cent à la foire aux monstres de Die Antwoord, un spectacle kitsch mis en scène par Fixers, avec Amanda Lear en guest ! Vous ne comprenez rien ? Le JT va tout vous expliquer.
Lire l'articleIl arrive que le rêve américain naisse d'un cauchemar. C’est le cas pour 50 cent. Sa mère, dealeuse de cocaïne est assassinée quand le petit Curtis James Jackson III, son nom à l’état civil, n’est âgé que de huit ans. Ce sont ses grands-parents qui décident donc de s’occuper de lui. Le problème c’est qu’ils n’y arrivent pas vraiment.
A douze ans, l’adolescent, précoce, vend ses premières doses de cocaïne ou de crack, sans jamais se séparer de son arme à feu. A 19 ans, il se fait arrêter pour avoir vendu de la drogue à un policier en civil. La fouille de son appartement permettra la découverte d’héroïne, de crack et d’armes à feu. Pour éviter la prison, il accepte de servir pendant plusieurs mois dans un camp de redressement réservé aux jeunes délinquants. C’est déjà pour lui le début de la rédemption. Même s’il ne sait pas encore qu’elle sera très longue.
En 1997, il devient père et décide de se lancer dans le rap. Il se choisit comme pseudo, crédibilité oblige, le surnom d’un gangster New Yorkais des années 80 connu pour sa capacité à se sortir des problèmes par n’importe quels moyens. Comme mentor il a James Master Jay du mythique groupe Rundmc. Et c’est aux côtés de cette légende du hip-hop qu’il apprend à écrire ses premiers textes. Après quelques apparitions sur des compiles obscures distribuées sous le manteau, 50 cent enregistre un disque… qui ne sortira jamais. Il se trouve alors de nouveaux producteurs et sort, enfin, en 1999 son premier album Power of the $. C’est l’heure des premiers succès et …des premières controverses. Pour un tube intitulé How to rob, où le rappeur explique comment il compte s’y prendre pour dépouiller ses collègues, 50 cent va frôler la mort.
Le 24 mai 2000, on lui tire dessus à 9 reprises. Le fait qu’il n’ait mis que cinq mois pour s’en remettre et qu’il n’en garde aucune séquelles sinon quelques cicatrices laisse penser à ses détracteurs que cette histoire n’existe que pour entretenir sa légende. Toujours est il qu’elle lui vaut de perdre son contrat avec sa maison de disque. Et là, il met deux ans à s’en relever. Après un exil au Canada, il signe sur le label du rappeur le plus en vue du moment: Eminem. Le phénomène explose. Son album Get rich or die tryin’ est le plus gros succès de 2003 avec près de 12 millions de copies vendues. Deux ans plus tard, nouvel album et nouveau record, avec 4 titres en même temps dans le top 10 des singles. Avant lui, seuls les Beatles avaient réussi cet exploit. Alors, au sommet de sa gloire, il signe quelques contrats annexes qui lui assurent une petite fortune. Mais artistiquement il lasse. Le milieu du hip hop dénonce ses titres aux rimes trop faciles et aux rythmes formatés boîtes de nuit.
Mais, sûr que sa recette fonctionne encore sur
le public, il prend en 2007 un pari stupide : s’il ne vend pas plus d’albums que
Kayne West en une semaine, il jure qu'il arrêtera sa carrière solo. Son
adversaire en vendra 200 000 de plus. 50 cents a tenu sa promesse...
Puis il l'a lâchée. Résultat il continue des albums qui ne se vendent plus très bien. Mais comme depuis sa boulette c'est pire pour Kayne West, 50 cent s'en fout!
(Source : AlloMusic, Nicolas Roux)
Le JT du 3 février 2012
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