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Sorties CD : "Les beaux souvenirs ne meurent Jamais", Pierre Guimard

17/08/09 - 22:47

Pierre Guimard possède un passé rock (il fut notamment guitariste du combo grunge Noisy Fate), mais c’est bien dans une veine pop-folk qu’il œuvre désormais. Après De l’autre côté (2006), premier opus déjà coréalisé avec le songwriter américain Ben Kweller (et qui contenait notamment le tube Stéphanie), ce natif de Toulouse revient avec un deuxième album qui creuse encore plus profondément le sillon folk, et à travers lequel il revendique plus que jamais ses influences : Bob Dylan, Neil Young, Gram Parsons… De fait, ce joli disque dont le titre évoquerait un film intimiste français (du style Se souvenir des belles choses…), dresse une passerelle entre la France et l’Amérique. Composé à Paris et enregistré à New York, Les Beaux Souvenirs ne meurent jamais bénéficie d’un côté des participations des artistes hexagonaux Rose, Jérôme Attal ou Hubert Mounier (ex-L’Affaire Louis Trio), et de l’autre du savoir faire de Ben Kweller (une fois de plus) et de son groupe, ainsi que du toucher du mythique Glen D. Hardin, pianiste d’Elvis Presley.

Horizons lointains

Même au niveau des textes, certaines compositions de ce nouvel effort évoquent aussi l’Amérique et ses icônes, des chemins de fer qui traversent le pays d’Est en Ouest au Velvet Underground, en passant par les cow-boys ou quelques paroles en anglais… Mais qu’il évoque sa fascination pour les USA ou ses peines de cœur, Pierre Guimard le fait toujours avec finesse et bon goût, sur fond de guitare (qu’elle soit acoustique ou électrique), d’harmonica, de piano et d’orgue. Cette instrumentation rustique permet ainsi à ses mélodies d’éviter l’écueil de la chanson de papa et de s’inscrire clairement dans un style pop-rock-folk « Made in USA » - même si certaines intonations auraient tendance à le tirer vers une variété à la Calogero... Néanmoins, Pierre Guimard reste un artisan de la pop française sous influence américaine, et c’est ce qui fait tout le charme et l’intérêt de sa musique subtile et mélodieuse. En s’ouvrant sur les grand espaces du Far West, Guimard apporte un courant d’air frais dans l’univers un peu trop confiné de la « nouvelle chanson française ».


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